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Lettre d'information du réseau documentation N° 314 - 19/09/2011 - Tous les articles

Lettre d'information du réseau documentation
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A LA UNE - Lectures numériques - Episode 3 (18/09/2011)

Suite et fin de la série sur l'achat d'un outil de lecture numérique. Après l'analyse des besoins et le choix du matériel, vient le temps des premières impressions. Moins d'un mois après mon acquisition, il me semble difficile d'avoir un avis définitif en la matière. La phase d'apprivoisement de la tablette n'est en effet pas terminée. Pour être tout à fait honnête, je dois admettre qu'elle n'a pour l'instant que très rarement rempli les fonctions pour lesquelles elle avait été achetée. Et pourtant, on ne peut pas dire qu'elle ait pris la poussière ces dernières semaines...

La prise en main : un jeu d'enfant !
Pour qui possède déjà un smartphone, surtout s'il tourne sous Android, le premier contact avec l'Eee Pad aura sans doute un air de déjà vu, d'autant plus si votre smartphone est équipé de la dernière version. Gingerbread ressemble en effet beaucoup à Honeycomb, la version 3.2 d'Android spécifique aux tablettes. Ces deux versions devraient d'ailleurs prochainement se fondre en une interface unique. Habituée que je suis à avoir un téléphone qui se contente de téléphoner, d'envoyer des SMS et de prendre à l'occasion des photos de piètre qualité, je suis arrivée en terre inconnue. Je n'ai pourtant eu aucun mal à me familiariser avec cet environnement, très intuitif. Tant mieux, car il ne faut pas compter sur Android pour vous aider à l'apprivoiser ! Les fichiers d'aide, comme en propose Windows par exemple, sont inexistants. Alors on cherche, on tâtonne, mais généralement on trouve. Et puis explorer les recoins du système ne fait pas de mal et contribue à son appropriation !

Confort
Ce serait mentir que d'affirmer que l'usage de la tablette ne génère pas de fatigue oculaire, mais ce n'est pas pire qu'un ordinateur portable. La luminosité est réglable, ce qui permet de limiter la casse. En fait, le plus difficile (pour moi en tout cas) est de trouver la bonne position, qui ne sera pas la même en fonction de ce que l'on fait : jouer, lire ou communiquer ne se fait pas dans la même position. Le simple fait de fixer ou non le clavier influe de toute façon sur la prise en main. En matière de lecture, le livre de poche et la liseuse conservent un avantage certain sur la tablette en terme de poids. Cette affirmation ne tient en revanche plus la route quand il s'agit d'un gros pavé de chez Gallimard.

Le clavier est loin d'être un gadget dès lors que l'on se rend sur Internet ou qu'on utilise une application nous amenant à taper du texte. Le clavier virtuel reste néanmoins acceptable mais à dose homéopathique !

La batterie tient bien la route, et le quasi doublement de l'autonomie grâce au dock apporte un réel confort. Le temps de chargement est de plus très raisonnable.

Les applis fournies
On démarre pas à vide, quelques applications sont déjà fournies par défaut : navigateur Chrome Lite, Google Maps, YouTube, widget météo, gestion des images et de la musique, accès à GMail et à l'Android Market qui permet de télécharger d'autres applis. L'Eee Pad est également équipé par défaut de quelques applications partenaires ou fournies directement par Asus : MyLibrary (lecteur d'e-book, prenant en charge notamment le PDF et l'e-pub), MyNet et MyCloud, permettant d'interconnecter ses différents matériels et de retrouver ses fichiers sur toutes ses machines, PressReader (lecture optimisée des journaux en ligne) et Polaris Office, une suite bureautique très très light comprenant un traitement de texte, un tableur et l'équivalent de Powerpoint.

Se balader dans les rayons de l'Android market
Le gros avantage des tablettes sous Android par rapport à l'iPad réside dans l'ouverture du système : alors que l'Appstore reste un passage obligé, on peut très bien faire la chasse aux applications hors de l'Android Market. C'est déconseillé car risqué, mais on peut le faire ! L'Android Market manque singulièrement de clarté et il faut reconnaître qu'à moins de savoir précisément ce que l'on cherche, il est parfois compliqué de trouver son bonheur, tant les rubriques peuvent être parasitées par d'innombrables applis religieuses (Bible et Coran en tête) ou au contraire pas très catholiques... Difficulté supplémentaire pour les possesseurs de tablettes, un bon nombre d'applis ne sont pas compatibles avec Honeycomb et ce n'est généralement pas mentionné. C'est le cas par exemple des clients Twitter. J'ai dû en télécharger 5 (dont l'appli officielle !) avant d'en trouver une qui fonctionne... Il s'agit de Tweetcaster HD.

Les applications de lecture ne sont pas légions mais au moins tournent sous Honeycomb. MyLibrary, fournie avec l'Eee Pad est un peu légère. Je vous conseille d'en essayer d'autres et de conserver celle que vous trouverez la plus adaptée. En ce qui me concerne, mon c½ur balance entre l'incontournable Aldiko et Bluefire Reader, qui vient juste d'arriver sur le marché. Ces applis sont gratuites mais il en existe des payantes. Le principal reproche qu'on pourrait faire à ces applications est le côté peu intuitif de la gestion des annotations. La navigations entre les pages reste en revanche d'une simplicité extrême puisqu'on feuillette un e-book comme un livre papier. En termes de rapidité d'affichage, l'avantage des tablettes sur les liseuses est indéniable : le changement de page est instantané sur tablette.

Autre application utile pour lire : Readability. Elle dépouille de tout parasite (publicité, menus...) n'importe quelle page web pour n'en conserver que le texte (voir la présentation sur le blog UniVersDoc des étudiants de l'INTD).

Le problème du temps de cerveau disponible
Initialement, mon achat devait répondre à un besoin de lecture numériques et mobiles. Inévitablement, le temps de cerveau disponible se trouve assez facilement happé par tout un tas de choses annexes qui vont des jeux stupides aux applications inutiles reproduisant des instruments de musique aux sons improbables pour divertir les enfants. Soyons clair : Angry Birds est un piège à neurones et le geek qui aura la bonne (mauvaise !) idée d'adapter Civilization pour Android aura la peau de ma vie de famille et de ma santé mentale... Pour qui veut lire, et uniquement lire, l'avantage de la liseuse sur la tablette est dans ce cas évident !

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ACTUS - Une nouvelle version pour dalloz.fr (18/09/2011)

Dalloz a modifié l'interface de sa plateforme en ligne dalloz.fr. Examen de passage plus réussi que pour l'un de ses concurrents (Lamyline) l'année dernière ! Même s'il reste quelques imperfections, les améliorations sont réelles et vont dans le sens d'une simplification de l'interrogation de la base. Emmanuel Barthe a rédigé un tour d'horizon détaillé des modifications apportées. A l'heure de la préparation budgétaire, j'en profite pour vous rappeler que les adhérents de l'association Interdoc bénéficient de tarifs intéressants pour s'abonner à dalloz.fr ainsi qu'à d'autres bases de données juridiques.

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ACTUS - Portraits (18/09/2011)

Le site d'Archimag a publié cette semaine un portrait de notre collègue Denis Reynaud, documentaliste au Conseil général du Val-d'Oise. L'article retrace son parcours professionnel, au cours duquel il a pu mêler documentation et programmation informatique, tout en insistant sur sa mission de service public.

Sur le site Cap-Concours, c'est un collègue de la bibliothèque Sainte-Geneviève qui présente son parcours et ses missions de chargé de projet numérisation.

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ACTUS - Le coup de gueule d'un libraire (18/09/2011)

Denis Bénévent est libraire à Figeac. Il a publié mardi dernier une alarmante "Lettre ouverte d'un libraire accablé" dans le quotidien Libération. Il y met notamment en cause les relations incestueuses entre syndicats de libraires et d'éditeurs, ainsi que la politique délétère de ces dernier à l'encontre des petites et moyennes librairies. Il dénonce notamment une production éditoriale pléthorique et des pratiques tarifaires inacceptables pour de petites structures.

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ACTUS - Encore un bel exemple de "Copyright madness" (18/09/2011)

Le Monde des Livres signale les ahurissantes exigences de l'ayant-droit de Samuel Beckett. L'agence le représentant a en effet exigé le versement d'une somme ridiculement élevée à l'éditeur d'un ouvrage scientifique traitant de l'oeuvre de Beckett, remettant ainsi en cause le droit de citation communément en vigueur. Près d'un euro par mot, soit 320 £, ont ainsi été facturés à l'éditeur Michel Minard pour un ouvrage pointu tiré à 400 exemplaires... L'article de Pierre Assouline mentionne également la position absurde de l'héritier de James Joyce, qui fait systématiquement barrage à toute publication de travaux au sujet de l'oeuvre de son grand-père.

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Pudding hypertexte - Dans l'agrégateur également cette semaine... (18/09/2011)

- "Archives privées / archives publiques. Le nécessaire détour par l'histoire", Bertrand Müller, ArchiSHS.

- "L'Open Data fait son chemin à Nantes Métropole", David Meynard, blog Open Data du Nouvel Observateur.

- Droit à l'oubli : "Les anciens condamnés demandent à disparaître des archives des journaux", Marie Boëton, La Croix.

- "Du « Community Manager » au « Knowledge Broker » : l'importance des intermédiaires dans une organisation", Olivier Soula, Pensée Action !

- "Construisez votre moteur de recherche collaboratif avec Swicki", Camille Alloing, CaddE-Réputation.

- "Le Sénat fera de l'Open Data en temps réel pour les élections", Guillaume Champeau, Numerama.

- "L'administration se met à l'heure de l'innovation ouverte", Philippe Parmantier, Localtis.

- "Généalogie : une passion française", podcast de l'émission Concordance des Temps diffusée sur France Culture le samedi 17 septembre.

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