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Lettre d'information du réseau documentation N° 313 - 12/09/2011 - Tous les articles

Lettre d'information du réseau documentation
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A LA UNE - Lectures numériques - Episode 2 (11/09/2011)

Suite de ma quête de l'oiseau rare, entamée la semaine dernière avec la définition des besoins. Pour cette seconde étape, j'ai arpenté les sites de vente en ligne, consulté des retours et comparatifs, et tenté de faire des essais dans plusieurs grandes enseignes vendant ce type de produit.

Conseil d'ami, ne cherchez pas à tester des liseuses dans ces magasins, aucun n'en met à disposition des clients, à l'exception de la Fnac, qui ne permet d'essayer que son propre produit... Autant dire que pour se faire une idée de la prise en main, du confort de lecture ou de la vitesse d'affichage des pages, c'est mission impossible, à moins d'avoir pas trop loin quelques amis déjà équipés et prêts à vous proposer une démonstration. Merci donc les réseaux sociaux, et notamment Twitter, grâce à qui j'ai pu solliciter les collègues déjà outillés pour glaner quelques conseils. Je m'interrogeais en particulier sur le type d'encre électronique utilisé, sur la rapidité d'affichage des pages (critère important, le but étant bien de ne pas regretter le papier !) et sur les avantages et inconvénients respectifs de la navigation par boutons et par écran tactile.

Le calme de la période estivale étant propice aux déjeuners en terrasses, l'occasion était toute trouvée pour partager une salade (et quelques frites) avec mes camarades rouennais Clotilde Vaissaire-Agard (Klog) et Christophe Robert (Lirographe), tous deux doublement équipés (liseuse et tablette) de matériel dernier cri. La discussion avait déjà été initiée sur Twitter, mais la contrainte des 140 caractères devient dans ces circonstances un réel handicap. Il en ressortait déjà qu'a priori, l'essentiel de mes besoins ne seraient pas couverts par une liseuse mais par une tablette. Pour tout dire, j'ai très vite eu le sentiment de chercher le mouton à cinq pattes, une sorte de croisement entre la liseuse à encre électronique (simplicité d'usage, confort de lecture, autonomie de la batterie) et la tablette (taille de l'écran, multiplicité des formats pris en charge). Je ne désespère pas de voir un jour arriver cette machine hybride sur le marché. J'ai d'ailleurs appris quelques jours après mon achat, grâce à un commentaire sur La Feuille d'Hubert Guillaud, qu'elle existe... mais n'est pas diffusée en Europe ! Ce déjeuner et la lecture concomitante d'un billet de Gautier Poupeau sur Les Petites Casesont achevé de me convaincre : c'était une tablette qu'il me fallait. Et là, pour tester, les grandes enseignes spécialisées sont beaucoup plus coopérantes !

Ayant une dent contre la fermeture et le caractère exclusif du matériel Apple, l'iPad, malgré une démonstration convaincante de Clotilde Vaissaire-Agard, s'est trouvé par principe exclu. On pourrait discuter de ces principes, les trouver imbéciles, obtus ou tout ce qu'on voudra, j'accepte la critique et reconnais volontiers que je changerai peut-être d'avis dans l'avenir. C'est d'ailleurs ce que j'ai été contrainte de faire, la mort dans l'âme, avec Google lorsque j'ai dû consentir à ouvrir un compte GMail pour profiter au maximum des possibilités d'Android. Note pour plus tard : ne jamais dire fontaine...

Hors iPad, il me restait néanmoins l'embarras du choix. Après avoir comparé les fonctionnalités des différents modèles, sur le papier, en terrasse et en magasin, j'ai finalement opté pour le Eee Pad Transformer 16 Go d'Asus. Les raisons de ce choix sont multiples. Les voici, dans le désordre, si tant est qu'il y ait un ordre :

- une expérience plutôt bonne avec cette marque (malgré mes déboires de début d'année) ;

- la fiabilité et l'ouverture d'Android, le système d'exploitation de Google (non, vous ne rêvez pas, j'ai bien écrit ces lignes !) ;

-l'ergonomie d'Android (bis repetita !), qui n'a rien à envier à celle d'Apple ;

- le côté ultra-pratique du dock : sans clavier pour la lecture (et les jeux... nous y reviendrons) / avec clavier pour se connecter, soit via le navigateur, soit via les applications ;

- la connectique et les capacités de stockage, démultipliées avec la station d'accueil (en cumulant deux ports USB, un port SD et un port micro-SD, on dépasse amplement les 16 Go d'origine, l'achat du modèle 32 Go, environ 100 euros plus cher, devenant donc superfétatoire) ;

- l'autonomie, quasiment multipliée par deux avec le dock ;

- une excellente critique du produit sur PC INpact.

La suite au prochain épisode : premiers retours et usages imprévus...

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ACTUS - Les compétences des fonctionnaires (11/09/2011)

Le ministère de la Fonction publique vient de publier son Dictionnaire interministériel des compétences des métiers de l'État (DICo). Cet outil vient compléter le RIME (Répertoire interministériel des métiers de l'État), bien connu des DRH et équivalent pour l'Etat du Répertoire des métiers territoriaux du CNFPT.

Ce binôme RIME / DICo fonctionne de la même façon que le tandem Euroréférentiel des compétences / Référentiel des métiers et fonctions de l'ADBS, le second venant éclairer le premier. L'idée est donc plutôt bienvenue, mais j'ai eu la surprise de relever quelques éléments qui m'ont un peu chiffonnée ! Notons comme préalable que le métier de bibliothécaire n'existe pas pour le RIME, inutile donc d'espérer le retrouver dans le DICo. Quant aux métiers de la documentation, il reste cantonnés à l'illustration de compétences assez peu spécifiques comme "Décider", "Esprit de synthèse", "Diffuser une information", "Synthétiser des information" ou bien encore "Déléguer" pour ce qui est des gestionnaires d'archives courantes. En revanche, "Mener une veille", "Rechercher des informations", "Travailler en réseau" ou "Curiosité intellectuelle" restent l'apanage de bien d'autres professionnels. Une vision plutôt classique et terne de nos métiers en quelque sorte. La critique de l'outil reste toutefois minime (et surtout catégorielle), car il rendra certainement de grands services aux DRH travaillant à la mise en cohérence des fiches de postes.

A lire également : "Le « DICo » des métiers de l'État est arrivé !", Sylvain Henry, Acteurs Publics.

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ACTUS - Memento mori (11/09/2011)

Cette locution latine ("souviens-toi que tu mourras") est-elle en passe de perdre tout son sens ? A force d'externaliser notre mémoire sur les réseaux, elle ne nous appartient plus tout à fait et laisse, bien malgré nous, une trace peut-être indélébile de notre passage ici-bas, un petit bout d'immortalité dont on se serait sans doute bien passé. La biblioblogosphère nous offre cette semaine deux profondes réflexions sur le thème de la mémoire et de la redocumentarisation de soi.

La première nous viens de Marie D. Martel, qui publie sur son blog Bibliomancienne un long extrait d'un article écrit pour le dernier numéro de la revue Argus, ayant pour thème le futur. Elle y soulève d'importantes questions quant aux conséquences d'une sauvegarde totale et exploitable de notre mémoire. Olivier Ertzscheid a rebondi sur cet article et s'est focalisé sur la tendance à l'inversion des usages du numérique. Il défend l'idée qu'après un mouvement massif d'externalisation de notre mémoire, nous mettons désormais en place des outils permettant de (nous obligeant à ?) nous réapproprier cette mémoire mais sous une forme structurée. Total Recall n'est peut-être plus si loin...

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ACTUS - Se former en 2012 (11/09/2011)

L'ADBS vient d'envoyer à ses adhérents et de publier sur son site son catalogue de formations 2012. La version papier (et pdf) est un peu différente de celle éditée les années précédentes, puisqu'elle ne reprend pas le détail des contenus enseignés, ces informations ne se trouvant plus désormais que sur le site de l'association.

Comme tous les ans, l'offre a été remaniée. Elle est organisée en trois pôles de compétences (management, système d'information, intelligence stratégique) et se focalise cette année sur des thématiques en phase avec les évolutions de nos métiers. On signalera par exemple dans les nouveautés "Mettre en place une « gouvernance » info-connaissance", "Mettre en place un réseau social d'entreprise", "Organiser la migration et l'interopérabilité de ses données" ou bien encore "Animer un dispositif de veille collaborative".

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ACTUS - Imagine... (11/09/2011)

Le Bibliolab de l'ABF a conçu un quiz pour définir quel type d'OPAC vous êtes (ou aspirez à être). En répondant à douze questions sur les fonctionnalités offertes, vous saurez si votre OPAC est classique, 2.0 ou avant-gardiste. Un outil ludique pour se positionner ou trouver des idées.

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Pudding hypertexte - Dans l'agrégateur également cette semaine... (11/09/2011)

- "Réaménagement des bibliothèques nationales : le canapé aurait-il raison du livre ?", Florence Pacaud, site de France Culture. Mais tous les projets ne passent pas comme une lettre à la Poste : "BPI : les personnels rejettent très majoritairement le projet d'établissement proposé par Patrick Bazin", Bibliothèques en lutte (site de la FSU).

- Alain Carré, seul magasinier ouvertement blogueur, s'arrête ("C'est la pause..."). Espérons que Ma(g) BU ne s'interrompra pas trop longtemps.

- "Les DSI sous-estiment l'usage des applications sociales par les salariés", L'Atelier BNP-Paribas.

- "BookLamp est-il l'avenir de la recommandation ?", Hubert Guillaud, La Feuille.

- Une bibliographie de Sylvie Dalbin : "Enquêtes sur les métiers de l'infodoc : 1964 - 2011", Métiers et compétences en InfoDoc.

-"La curation marque-t-elle la fin de l'esprit critique ?", François Combes.

- "Presse quotidienne nationale : nouveaux lecteurs, nouvelles stratégies", Romain Saillet, INA Global.

- Pour les bibliothèques universitaires : "Un projet de Système de Gestion de Bibliothèque mutualisé", Fil ABES.

- Reuters lance son agrégateur de liens, Counterparties.

- L'avantage avec Twitter, c'est qu'on n'est pas obligé de les suivre... "Du branding aux kikoo tweets, où va la démocratisation de Twitter ?", Camille Alloing, CaddE-Réputation.

- "Pierre Chappaz : Pourquoi j'ai « tué »Wikio", Benoît Raphaël, La Social Newsroom.

- Est-ce vraiment utile d'être partout ? "J'ai le mal des réseaux", Josée Plamondon, Sérendipité.

- "Les ventes de livres ont progressé au premier semestre 2011", Emmanuelle Godard, Ipsos.

- "Affiches de propagandes" au XXè siècle", un intéressant outil pédagogique autour de l'affiche créé par les collègues des Archives départementales de Seine-Maritime.

- "Les librairies, dernier refuge de la presse ?", Erwann Gaucher, Cross Media Consulting.

- "La norme « ISO 25964-1(2011) - Thésaurus pour la recherche documentaire » est publiée", Sylvie Dalbin, Descripteurs.

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