consultation guide des usages, du protocole et des relations publiques

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II • Honneurs militaires

Fiche pratique n° 21  LES PORTE-DRAPEAUX

 

Les porte-drapeaux, anciens combattants ou non, assurent bénévolement le service du port du drapeau tricolore de leur association.

La participation du drapeau d’une association patriotique aux cérémonies et manifestations représente un caractère officiel qui engage l’association tout entière.

Cette mission est hautement symbolique puisque les porte-drapeaux rendent hommage, au nom de la Nation française, aux combattants, aux victimes de guerre et aux disparus. Ils se doivent donc d’exercer leur fonction avec dignité et constance.

C’est pourquoi le porte-drapeau, à qui a été dévolu l’honneur de porter l’emblème de son association, doit être dans une tenue vestimentaire irréprochable.

Si aucun texte officiel ne définit précisément la tenue vestimentaire des porte-drapeaux, les présidents d’association sont responsables de la bonne tenue de ceux-ci comme de leurs adhérents (port de la tenue militaire ou civile, ordre et véracité des décorations portées, insignes portés…).

 

Remarque
Un militaire d’active ne peut porter en tenue militaire le drapeau d’une association.


 

A - Le porte-drapeau doit avoir une tenue vestimentaire irréprochable

 

Dans la mesure du possible, il est préférable que cette tenue soit une tenue civile sobre et propre :

- veste ou blazer sombre, avec éventuellement l’écusson de l’association ;

- pantalon gris ;

- cravate noire (ou verte pour les anciens de la légion étrangère ou aux couleurs de l’association) ;

- coiffure militaire réglementaire (béret ou calot d’armes, béret noir) ou tête nue ;

- gants blancs (obligatoire, en respect de l’emblème porté).

En accord avec le responsable de la cérémonie et en concertation avec l’ensemble des porte-drapeaux présents, la tenue pourra être adaptée en fonction des circonstances et des conditions météorologiques : port d’un manteau sombre, d’une chemisette blanche…

Les tenues historiques de collection, de tradition, anciennes ou actuelles, peuvent être portées dans certaines commémorations officielles (« Poilus » le 11 novembre…).

Sont à proscrire :

- les coiffures civiles, les couvre-chefs fantaisistes ou sans caractère de tradition reconnue ;

- les tenues fantaisistes pouvant porter un discrédit sur l’ensemble de l’association représentée (veste bariolée, à carreaux, mélange de décorations officielles et associatives, voire étrangères non reconnues, jeans, baskets, tenue camouflée type guerre d’Algérie, « casquette Bigeard », décorations sur un blouson ou une chemise à fleurs, vêtements de couleur trop vive…) ;

- tout panache d’attributs militaires.

 

B - Le port des décorations

 

Le porte-drapeau portera les insignes complets de décorations officielles qu’il a reçus et eux seuls à l’exclusion de toutes les autres médailles non officielles (« médailles de récompense ou médailles associatives »), sur le côté gauche de la poitrine.

 

À savoir
Les décorations arborées sont les médailles grand modèle dites d’ordonnance, pendantes, maximum 4 par rangée et si possible montées sur un support.


 

Le port des décorations d’association n’est autorisé que dans les réunions des membres de l’association (circulaire n° 49776/DN/CC/K du 30 novembre 1970 relative aux insignes de distinctions honorifiques créées et décernées par des sociétés).

Dans ce cas, elles sont portées sur le côté droit de la poitrine.

L’insigne officiel de porte-drapeau sera porté du côté droit de la poitrine et fixé sur la veste. Il peut être éventuellement fixé sur le baudrier.

Le baudrier se porte sur l’épaule droite afin de ne pas masquer les décorations. La hampe du drapeau se tient de la main droite (comme une arme).

Les conditions de port de l’uniforme militaire par les réservistes de la réserve militaire, les anciens réservistes et les anciens militaires sont prévues dans l’arrêté du 14 décembre 2007 (NOR : DEFH0773642A) (publié au JO n° 299 du 26 décembre 2007).

Pour les manifestations publiques (prises d’armes, réunions, fêtes et cérémonies officielles), comme dans un cadre associatif, le port de l’uniforme militaire fait l’objet d’une autorisation préalable de l’autorité militaire compétente sur le lieu de la manifestation. À l’étranger, l’uniforme ne peut être revêtu qu’après autorisation du ministre.

 

C - Les porte-drapeaux, non anciens combattants

 

Afin de pérenniser la présence du drapeau lors des cérémonies patriotiques, il est possible pour une association patriotique de confier le port de son drapeau à une personne de la société civile, qui ne soit pas un ancien combattant, y compris une personne mineure, présentant toutes les conditions d’honorabilité et de tenue. Cela se pratique déjà et permet de renforcer le lien entre le monde combattant et la Nation, notamment l’esprit civique et l’esprit de défense chez les plus jeunes(*).

Si tel est le cas, il appartient au président de l’association concerné de sensibiliser le porteur sur la symbolique et la nécessité de respecter l’emblème, ainsi que sur l’importance de l’image transmise, et de le guider dans le choix d’une tenue vestimentaire appropriée.

 

D - Le cortège et la mise en place

 

Les porte-drapeaux sont mis en colonne par 2, 3 ou 4 suivant la possibilité géographique locale. Les drapeaux sont portés « au sautoir », le bras replié vers le torse.

 

À savoir
 
Il n’existe pas de document officiel fixant un ordre de préséance des drapeaux des associations.
Néanmoins, il y a lieu de respecter l’ordre hiérarchique suivant :
- les ordres nationaux (Légion d’honneur, Croix de la Libération, Médaille militaire, ordre national du Mérite) ;
- les Croix de Guerre (14-18, 39-45, croix de la Libération, etc.) et Valeur militaire ;
- les amicales (Anciens combattants, Gendarmerie, etc.) ;
- les autres associations (Souvenir français, Croix rouge, etc.).
 

En fonction du nombre de drapeaux, un chef de protocole ou, à défaut, un porte-drapeau désigné pour la coordination (et un seul) donne les ordres pour éviter le désordre.

 

1. Au monument aux morts

 

Les porte-drapeaux arrivent en cortège, se placent de part et d’autre du monument dans l’ordre prescrit précédemment.

Il est à noter que le drapeau des Anciens Combattants et Victimes de guerre du lieu où se situe la cérémonie, ainsi que le drapeau des Croix de Guerre pour les communes qui ont reçu cette distinction, sera mis de préférence en première position au plus près du monument, à l’opposé des drapeaux des ordres nationaux.

Les porte-drapeaux saluent à la sonnerie aux morts.

Quand s’élève la sonnerie, les porte-drapeaux inclinent leur drapeau, bras tendu, jusqu’à la fin de la minute de silence. Ils relèvent le drapeau dès le début de l’hymne national.

À l’issue de la cérémonie, au moment où les autorités se présentent pour les remerciements, le drapeau est « au pied ».

Après le départ des autorités, les porte-drapeaux rendent honneur au monument aux morts.

Ils repartent en ordre ou en cortège. Ils ne doivent pas rompre les rangs sans l’accord du chef du protocole. On ne plie jamais les drapeaux devant un monument mais à une certaine distance de celui-ci.

 

2. Dans une maison mortuaire

 

En règle générale, les porte-drapeaux, accueillis par l’officiant (responsable religieux ou responsable des Pompes funèbres), se placent de part et d’autre du cercueil, dans la mesure du possible, et sans occasionner une quelconque gêne à la famille. Ils conservent le drapeau « au pied ».

Cette garde d’honneur prend fin au moment de la levée du corps. Les drapeaux forment alors une haie d’honneur devant le corbillard, les drapeaux sont « au sautoir ».

Les porte-drapeaux saluent en inclinant le drapeau au passage du cercueil jusqu’à ce que ce dernier soit mis en place dans le corbillard.

 

3. Dans un édifice religieux

 

Les porte-drapeaux prennent place à l’endroit qu’il leur a été indiqué par l’officiant ou le maître de cérémonie. Les drapeaux sont maintenus « au sautoir ». Ce n’est que lorsque l’officiant invite à s’asseoir que les porte-drapeaux mettent les drapeaux « au pied » et s’assoient (éventuellement) à leur tour.

Au moment de « l’élévation », les drapeaux sont mis « au sautoir » et sont inclinés pendant que l’officiant offre le pain et le vin.

La cérémonie terminée, les porte-drapeaux sortent pour former une haie devant la porte de l’édifice religieux, les drapeaux « au sautoir ». Ils saluent en inclinant le drapeau au passage du cercueil jusqu’à sa mise en place dans le corbillard.

 

4. Au cimetière

 

S’il y a un cortège pour se rendre au cimetière, les porte-drapeaux se placent devant le cortège, en tête, drapeaux « au sautoir », suivis par les délégations et le porte-coussin qui présente les décorations du défunt.

À l’entrée du cimetière, les porte-drapeaux se placent devant le corbillard en cortège sur deux ou trois rangs, drapeaux « au sautoir ».

Arrivés devant le caveau ou la tombe, les porte-drapeaux se placent de part et d’autre, drapeaux « au sautoir ».

Le maître de cérémonie peut annoncer : « À la mémoire de Monsieur ……, médaillé militaire, chevalier de l’ordre national du Mérite, ancien combattant, ……, je vous demande un instant de recueillement » (environ 30 secondes). Les porte-drapeaux saluent en inclinant le drapeau pendant la mise en terre.

Le maître de cérémonie ordonne la dislocation des porte-drapeaux afin de laisser la famille se recueillir dans l’intimité.

 

Source
Vade-mecum des cérémonies, du protocole et des préséances. Délégation militaire départementale du Nord


 

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