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La Lettre du Cadre Territorial

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Stéphane Pintre : les cadres doivent avoir voix au chapitre

Article du numéro 408 - 01 octobre 2010

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Stéphane Pintre est président du Syndicat national des directeurs généraux de services des collectivités territoriales, SNDGCT et directeur général des services de la ville d'Antibes.

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Stéphane Pintre
est président du Syndicat national des directeurs généraux de services des collectivités territoriales,
SNDGCT et directeur général des services de la ville d'Antibes.


Qu'y a-t-il de bon à prendre dans la réforme territoriale ? Qu'est-ce qui pose problème ?

Le bon, c'est la volonté de renforcement de l'intercommunalité et d'achèvement de la carte intercommunale. C'est un point important. Le fléchage des conseillers intercommunaux est aussi une avancée, même si elle est insuffisante car il faudra un jour élire au suffrage universel les élus qui dirigent des établissements publics à qui on transfère de plus en plus de compétences.

Pour le reste, nous sommes très déçus de la tournure prise par cette réforme dans le débat parlementaire. Par rapport aux ambitions annoncées à l'origine par le président de la République et au travail sérieux mené par la commission Balladur, on pouvait s'attendre à un projet de plus grande ampleur. Avoir mis l'élection du conseiller territorial, au milieu d'un texte sur l'organisation des territoires a faussé les débats en les concentrant sur des problématiques électorales. Par ailleurs, au lieu de simplifier la carte territoriale, on va créer de nouveaux établissements publics qui vont s'ajouter à ceux qui existent déjà. Il en sortira une confusion plus grande du paysage territorial.


La loi sur le dialogue social donne-t-elle des outils de management aux DGS ?

Il nous paraît nécessaire de refonder le dialogue social dans la fonction publique. Mais ce dispositif est défavorable à l'expression des attentes et des intérêts de l'encadrement supérieur. Il va en effet favoriser les grandes centrales syndicales, qui représentent essentiellement les catégories C. Les syndicats de cadres, numériquement moins importants, n'auront pas voix au chapitre. Triste constatation, d'autant plus que cela paraît contradictoire avec les ambitions d'origine du gouvernement de redonner, dans la fonction publique, un certain poids aux cadres, à l'heure où l'on veut accentuer le travail sur l'évaluation et le management. C'est un peu inquiétant.


Quel jugement portez-vous sur la réforme des retraites ?

Le report de l'âge légal de départ ne changera pas grand-chose pour les DGS. La plupart d'entre eux partent déjà à 62/63 ans, parce qu'ils n'ont pas cotisé suffisamment. Le problème n'est pas non plus l'allongement de la durée de cotisation : comme partout en Europe, ceux qui ont commencé à travailler plus tard sont appelés à partir aussi plus tard. C'est une réalité peu réjouissante contre laquelle il est difficile d'aller. Nous souhaitons en revanche que cette réforme intègre plusieurs points. Le système de rémunération des cadres est en grande partie basé sur des régimes indemnitaires, qui ne sont presque pas retenus dans le calcul de la retraite. L'équité commande que ce soit fait, d'autant plus que cela alimenterait les caisses de retraites. Deuxième point : même si on ne peut parler de pénibilité au sens strict, il faut envisager d'évaluer le stress que subissent bon nombre de cadres supérieurs de la fonction publique, notamment ceux qui sont sur des emplois fonctionnels. On parle de souffrance au travail, mais n'oublions pas que les cadres sont aussi soumis à ces problématiques : plus ils ont de responsabilités, plus ils sont soumis à la pression.


70e Congrès du SNDGCT

Le SNDGCT organise son congrès annuel ainsi que les 8es Assises professionnelles du 27 au 29 octobre à Strasbourg. À l'ordre du jour, la réforme territoriale, la fonction de DGS, mise à l'honneur dans la table ronde « DGS, un métier d'avenir ? », les problématiques des Retraites, du Stress au Travail, de la Dématérialisation, ou encore de la crise...
www.congres-sndg.info