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Cholet cultive sa notoriété

Article du numéro 392 - 15 décembre 2009

Expériences

Cholet, deuxième ville du Maine-et-Loire, lance une véritable campagne de marketing territorial destinée à mieux faire connaître, à l'échelle régionale, ses nombreux atouts. "Destination Cholet" fait le choix de l'humour en mettant en scène une famille de super-héros véhiculant son image.

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Oubliez définitivement les mouchoirs ! Avec ses 56 761 habitants, Cholet, ville centre d'une agglomération de 80 000 âmes, deuxième bassin économique régional, se lance dans une véritable campagne d'image, destinée à faire entendre sa différence. Certains se souviennent peut-être des campagnes de Fougères, qui communiquait insolemment et avec succès sur « Si t'as pas vu Fougères, t'as rien vu ». La ville de Cholet choisit aujourd'hui de se faufiler avec talent dans une fenêtre de tir souvent réservée aux agglomérations ou grandes villes : celle d'une campagne de marque et de notoriété, un concept que les communicants appellent marketing territorial. Objectifs « affichés » : ­occuper l'espace pour réduire l'écart entre l'image perçue et la réalité, asseoir l'image de la ville, et développer l'attractivité du territoire.


Une famille de super-héros en vedette

Selon ses concepteurs, « affichant son désir de séduction, Cholet adopte le ton d'une communication volontairement ­décalée, en accord avec une personnalité affirmée, et signe, avec Destination Cholet, une campagne décoiffante ».
Le concept original retenu par la deuxième ville de Maine-et-Loire tient effectivement en la création et la mise en scène d'une famille de super-héros, arrivés par hasard, chargés de véhiculer l'image de la ville auprès des habitants de l'agglomération et du bassin de vie. Le « scénario » retenu investit les différents points forts de la commune, qu'il s'agisse du cadre de vie, de l'éducation, du commerce, de l'économie, des solidarités, du sport - Cholet fut élue ville la plus sportive de France en 2007 - et de la culture.


La qualité de vie en toile de fond

Au-delà de son ton volontairement ­décalé, cette campagne « gonflée à l'hélium » souhaite inscrire Cholet, ville réputée entreprenante, dans une approche qui privilégie le cadre de vie. Conscient que la collection de bons points que détient ce premier pôle ­industriel français de l'habillement, également pôle national de compétitivité, ne faisait pas tout, les élus ­entendent « séduire », affirmer la personnalité de Cholet vis-à-vis de villes limitrophes comme Angers ou La Roche-sur-Yon, valoriser une ville « désirable ». La campagne fait évidemment place aux nouveaux médias, porteurs d'image. Le crash d'un Ovni sur Cholet a alimenté le « buzz » plusieurs jours durant sur les sites Youtube et Dailymotion.
Depuis septembre dernier, 28 spots radios créent une véritable saga autour de sept thématiques fortes, du cadre de vie à l'emploi. Un site dédié destinationcholet.fr, se fait l'écho au jour le jour de cette campagne, qui veut faire des Choletais des ambassadeurs de leur ville. Les premiers slogans se veulent faciles à retenir : « À Cholet, tout est à dix minutes, sauf si c'est plus près » ou « Choisir de bien grandir à Cholet ». ­Enfin, un bus sillonne la ville, floqué à l'image des super-héros, pendant toute la durée de la campagne.
« L'image de façade est tombée et c'est sur les atouts humains et urbains, sur les ­savoir-faire, que commence à se construire aujourd'hui l'attractivité de certains territoires, décryptait Dominique Mégard, déléguée générale de Cap' Com, pour signifier la fin des excès des années 1980 où les villes se voyaient toutes au carrefour de l'Europe. La collectivité n'est plus une marchandise, c'est un projet de territoire ancré dans la réalité historique et géographique et porté par les ­habitants, élus, entrepreneurs, acteurs ­locaux, citoyens ». La campagne de Cholet s'inscrit pleinement dans cette approche.


Dole crée un imposcope

Comment communiquer sur le budget de la ville et surtout comment expliquer aux habitants l'utilisation qui est faite de leurs impôts ? La ville de Dole choisit une solution originale en créant un imposcope. Un petit disque de papier qui permet de voir d'un coup d'½il, en fonction du montant de sa taxe foncière ou de sa taxe d'habitation, la part revenant à la commune et l'utilisation qui en est faite (services à la population, police municipale, équipements sportifs et culturels...).

Contact : ville de Dole, 03 84 79 79 79


Tourcoing : guide des devoirs du citoyen

La ville met en ½uvre une campagne de communication pour sensibiliser la population au respect de la propreté et de la tranquillité. Outre des affiches et tracts ciblés, un guide a été édité. Ce fascicule rappelle les incivilités et manquements aux règles élémentaires de savoir-vivre (stationnement sur un trottoir, déjections canines...), les sanctions encourues (amendes) et quelques informations pratiques. Découpé en trois axes (pour une ville propre, pour une ville sûre, pour une ville paisible), il a été distribué à 60 000 exemplaires.

Contact : ville de Tourcoing, 03 20 23 37 00


Reims baisse ses charges locatives

Depuis cet été, la ville a mis en place des mesures pour alléger les charges locatives de ses locataires notamment sur deux points : le chauffage urbain et l'entretien des espaces verts. Pour le poste chauffage, la mairie a renégocié son contrat de fourniture de chauffage pour certains quartiers et souhaite développer la valorisation énergétique de l'incinération des ordures et la substitution du bois au fioul et au charbon. Une convention a été signée avec les organismes logeurs pour que la ville assure elle-même l'entretien des espaces extérieurs, ce qui représente une économie pouvant aller de 55 à 200 euros par an.

Contact : ville de Reims, 03 26 77 78 79


Noël 100 % leds à Toulouse

Les illuminations de Noël du centre de la Ville rose seront entièrement assurées par des diodes électroluminescentes. Une économie de 40 % d'énergie par rapport aux ampoules à incandescence, selon la mairie. « Concilier l'animation des fêtes avec un engagement pour le développement durable », telle est l'ambition qui a motivé cette opération « 100 % leds » sur laquelle la mairie de Toulouse n'a pas manqué de communiquer. La ville a pris en charge l'achat et la pose de toutes les diodes nécessaires aux illuminations de Noël, avec toutefois une participation financière des commerçants du centre. L'opération se déroulera du 4 décembre au 7 janvier. 23 km de guirlandes, 350 motifs, 220 arbres décorés... Les illuminations couvriront cette année deux fois plus de rues toulousaines que les années précédentes, pour une consommation énergétique moindre (40 % selon la mairie) grâce au recours exclusif à des leds.

Contact : ville de Toulouse, 05 61 22 29 22


Lorient : Décibel d'Or 2009

La ville vient d'être récompensée pour ses actions sur l'environnement sonore lors des 10 jours du festival interceltique. La législation limite l'intensité sonore des établissements de nuit à 105 décibels : la ville a donc fixé des seuils en fonction des scènes : 92 dB pour les plus petites, 98 dB pour les chapiteaux et 105 dB pour l'Espace Marine, le plus grand et le plus éloigné du centre-ville. Pour faire respecter cela, le service hygiène passait régulièrement sur les lieux, faisant baisser le son si nécessaire.
La ville s'est également dotée de matériel spécifique : sous quatre des chapiteaux, un afficheur de niveau sonore, installé à proximité de l'ingénieur du son et relié au micro (sur scène) permettait de réaliser instantanément les ajustements nécessaires.

Contact : ville de Lorient, 02 97 02 22 00