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Haut débit: le Maine-et-Loire bientôt à 100%

Article du numéro 378 - 15 avril 2009

Expériences

Le conseil général de Maine-et-Loire a engagé une politique forte dans l'accès à internet haut débit en complétant son réseau de fibre optique par la technologie Wimax. Son territoire sera bientôt intégralement couvert.

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En se dotant de la technologie ­Wimax, le département de Maine-et-Loire sera l'un des premiers ­départements ruraux à desservir en haut débit (jusqu'à 2 mégabits) 98 % de sa ­population. Pionnier en la matière, le conseil général de Maine-et-Loire a ­décidé dès 2001 d'installer le haut débit sur son territoire, notamment afin de desservir les zones industrielles. Objectif : un accès à 100 % pour l'été 2009.


Un équipement en deux temps

L'équipement en haut débit du territoire s'est fait en deux temps. Une première installation de 680 kilomètres de fibre optique a été réalisée en 2003 via le délégataire Melis@ Infrastructures. Là, l'ensemble des sites du conseil général a été connecté au haut débit ainsi que 120 communes. Dans ce premier projet, 57 centraux téléphones ont été dégroupés, 80 zones d'activités ont été raccordées à la fibre optique et une quarantaine d'entreprises et/ou établissement public ont eu accès au très haut débit. Au terme de cette première tranche, 70 % du département pouvaient ainsi se connecter en haut débit. D'un montant total de 29,8 millions d'euros, le projet a été financé par la région, le FNADT et le FEDER. Il a coûté 13 millions d'euros nets au conseil général.


Le haut débit par ondes radios

« Avec cette première DSP, les zones ­rurales n'étaient pas couvertes, explique Michel Mignard, vice-président chargé du développement économique, de l'innovation, de la recherche et du tourisme. La population qui habite dans des zones trop éloignées des solutions ADSL ne peut avoir accès au haut débit. Nous avons donc décidé en 2006 de lancer une seconde DSP en optant pour le Wimax. » Pour ce faire, le département a reconduit une DSP avec Melis@. Dans cette seconde DSP, 130 kilomètres de fibre optique ont également complété le ­réseau existant. « Le conseil général a opté pour la technologie Wimax car il a un rayonnement plus important que le WiFi », précise Aline Margot, chef du service appui au territoire au conseil général. La technologie hertzienne du Wimax permet en effet de desservir du haut débit à partir d'un point haut sur un rayon de vingt kilomètres environ. 21 émetteurs ont donc été installés sur le territoire. Cette seconde DSP aura coûté 2,95 millions d'euros au conseil général sur un montant total de 10,56 millions d'euros.