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INP: l'accès aux métiers de la protection du patrimoine

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Créée à Paris en 1990, l'École nationale du patrimoine (ENP) est devenue l'Institut national du patrimoine (INP) en 2001. Établissement public administratif rattaché au ministère chargé de la culture, l'INP a pour missions le recrutement et la formation des conservateurs et restaurateurs du patrimoine de toutes les spécialités. Le concours est la principale voie d'accès à cette grande école. L'INP organise également des séminaires de formation et des colloques dans le domaine du patrimoine cinématographique.

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Carrières publiques numéro 70 (Mai/Juin 2008)

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Créée à Paris en 1990, l’École nationale du patrimoine (ENP) est devenue l’Institut national du patrimoine (INP) en 2001. Établissement public administratif rattaché au ministère chargé de la culture, l’INP a pour missions le recrutement et la formation des conservateurs et restaurateurs du patrimoine de toutes les spécialités. Le concours est la principale voie d’accès à cette grande école. L’INP organise également des séminaires de formation et des colloques dans le domaine du patrimoine cinématographique.


La formation aux métiers de la protection du patrimoine est assurée à titre principal par l’Institut national du patrimoine (INP). Elle s’articule en son sein autour de deux départements pédagogiques distincts et complémentaires, l’un chargé de la formation des conservateurs du patrimoine et l’autre de la formation des restaurateurs du patrimoine. L’INP est installé sur deux sites : à Paris (à la Galerie Colbert, 2e arrondissement) et à Saint-Denis La Plaine (93).

Un rôle fondamental : la formation initiale aux métiers de conservateurs et de restaurateurs du patrimoine

L’INP est structuré autour de deux départements : celui des conservateurs et celui des restaurateurs.


Le département des conservateurs
Les conservateurs du patrimoine exercent des fonctions scientifiques et administratives dans les services et établissements relevant du ministère chargé de la culture, de la ville de Paris, des ministères chargés des affaires étrangères et de la défense, et des collectivités territoriales. Il s’agit pour eux d’étudier, classer, conserver, ntretenir, mettre en valeur et faire connaître le patrimoine dans six domaines de compétences : archéologie ; archives ; inventaire ; monuments historiques ; musées ; patrimoine scientifique, technique et naturel. Les concours requièrent des connaissances générales – en archéologie ou en histoire ou en histoire de l’art ou en ethnologie ou en sciences de la nature – et de langues étrangères, ainsi que des connaissances spécialisées dans l’option retenue par le candidat. Il est demandé d’avoir un savoir concret des oeuvres ou une pratique du terrain ou de la recherche, dans les spécialités présentées. Les lauréats aux concours intègrent l’INP pour une formation de dix-huit mois alliant formation théorique et stage. Cette formation favorise le partage, par les conservateurs stagiaires de toutes les spécialités, d’une culture commune et permet une préparation aux spécificités propres à chaque métier.


Le département des restaurateurs

Les restaurateurs diplômés de l’INP peuvent exercer leur métier dans des domaines très variés, et opter pour différents types de spécialisation. Si un certain nombre de restaurateurs sont des fonctionnaires – rattachés au corps des techniciens d’art et chefs de travaux du ministère de la Culture – la plupart des diplômés exercent en tant que professionnels indépendants ou salariés de personnes publiques ou privées. Les candidats au concours d’admis - sion se présentent dans l’une des sept spécialités offertes : arts du feu ; arts graphiques et livre ; arts textiles ; mobilier ; peinture ; photographie ; sculpture. Les types de spécialités ouvertes au concours et le nombre maximum de lauréats sont fixés chaque année (environ vingt lauréats par an pour l’ensemble des spécialités). Par ailleurs, une procédure d’admission parallèle est mise en place pour l’année 2008, combinant épreuve pratique et entretien avec un jury.


Un rôle complémentaire : la formation continue ouverte à tous les métiers du patrimoine

Si la formation des conservateurs et restaurateurs est au coeur de l’enseignement de l’INP, sa mission est aussi d’assurer une formation large et diversifiée, ouverte aux conservateurs et restaurateurs, mais également aux régisseurs, documentalistes, ingé nieurs de recherche, attachés de conservation, etc. C’est pour cela que l’INP a mis en place, en parallèle des formations classiques, des séminaires et stages de formation permanente. Pour Mme Gallot, directrice de l’Institut, il s’agit de créer une véritable « maison du patrimoine », ouverte à l’ensemble des professionnels, en France mais également à l’étranger. C’est dans cette optique d’ouverture que l’INP a mis en place depuis le début 2007 un ensemble de formations destinées aux professionnels du patrimoine cinématographique.


SÉBASTIEN MARTIN


L'INP en chiffres (entre 1990 et 2007)

• Recrutement et formation d’environ 600 conservateurs de l’État et territoriaux.

• Recrutement et formation de près de 340 restaurateurs du patrimoine.

• Organisation de séminaires de formation permanente, tables rondes et colloques ayant accueilli plus de 10 000 participants.

• Département conservation : inscriptions du 1er au 30 avril 2008.

• Département restauration : inscriptions closes pour 2008.


www.inp.fr


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