La quotidienne de Techni.Cités N° 278 - 22/12/2009 - Tous les articles
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Énergie - Electricité : coupures massives en PACA, «mobilisation citoyenne» en Bretagne (21/12/2009)
Hier après-midi, RTE a du couper l'électricité chez 2 millions de personnes en région PACA pour éviter un « black-out complet ». En Bretagne, la mobilisation citoyenne a permis de faire baisser la consommation lors des heures de pointe.
RTE (Réseau de transport d'électricité) l'avait annoncé au début de la vague de froid qui a rendu incertain l'approvisionnement des deux « péninsules électriques » que sont la Bretagne et la région PACA : des délestages - coupures maîtrisées et ponctuelles - seraient sans doute nécessaires sur le réseau pour réduire le risque d'une coupure générale. C'est ce qui s'est produit hier en PACA à 13H46 précisément, à la suite d'un accident. Deux millions de personnes se sont vus couper l'électricité, avant un rétablissement progressif à partir de 14H45. «Un incident technique sur le poste électrique de Tavel », dans le Vaucluse, « dont les causes ne sont pour l'instant pas connues », aurait entrainé ces délestages, rendus indispensables par la « consommation d'énergie électrique très élevée au vu des températures, notamment à l'est de la région Paca », a expliqué RTE.
La filiale d'EDF a en outre félicité la « mobilisation citoyenne » en Bretagne, qui a permis d'alléger le très fragile réseau d'alimentation. En effet, grâce à un système mis en place par RTE, Ecowatt, les Bretons peuvent être informés des pics de consommation par SMS, et réduire la leur pour limiter les dégâts. C'est ce qui s'est produit ces derniers jours, puisque RTE a constaté une diminution de la consommation d'électricité en Bretagne de 1 à 1,5% lors des heures de pointe, soit l'équivalent de la consommation d'une ville de 50 000 habitants.
TIC - Le haut débit arrive en Polynésie (21/12/2009)
Ce week-end a commencé le déploiement d'un câble haut-débit sous-marin pour relier les îles les plus peuplées de Polynésie française au reste du monde. Il faudra pour cela dérouler 4634 kilomètres de câble dans le Pacifique.
Ce câble a été baptisé « Honotua », ce qui signifie « lien vers le large » en tahitien. Pour l'instant, les îles de Bora Bora, Raiatea, Huahine, Moorea et Tahiti sont dépendantes du satellite, un système onéreux et peu rapide, pour leurs connexions à Internet. Avec Honotua, une grande partie des Polynésiens pourront désormais bénéficier du haut débit, et à des tarifs plus accessibles.
L'Office des Postes et Télécommunications local (OPT) et la collectivité de Polynésie française ont investi 79,6 millions d'euros dans ce projet. « Il n'y aura plus de limites au débit et à la vitesse, cela va apporter aux entreprises et aux consommateurs un confort extraordinaire, et une baisse des tarifs de 20% sur les produits internet » a déclaré à l'AFP le président du conseil d'administration de l'OPT.
Samedi, un navire est parti de Tahiti pour dérouler la câble, qui devrait atteindre Hawaï fin février 2010 et entrer en service en juillet de la même année. Un petit détail à régler toutefois : l'OPT n'a pas encore obtenu des autorités américaines l'autorisation d'atterrage à Hawaï... « Il faut 23 autorisations, il ne nous en reste plus qu'une à avoir, et ça va se régler » a assuré le président de l'OPT.
Eau - Le Sedif dévoile son budget 2010 (21/12/2009)
Sur les 174 millions d'euros de dépenses prévues, le Syndicat des eaux d'Ile-de-France a annoncé que 134 millions d'euros seraient consacrés à des investissements.
Concernant la facture des usagers, le syndicat a annoncé qu'il maintenait le prix de l'eau à son niveau des trois dernières années, écartant ainsi toute réduction du prix de l'eau pour les ménages les plus démunis, comme il avait pu le préconiser il y a quelques temps.
Par ailleurs, il s'est refusé à relever le taux de redevance applicable sur la facture pour le compte de l'Agence de l'Eau Seine-Normandie.
TIC - 224 villes à l'affût d'« arobases » (21/12/2009)
224 villes étaient candidates, cette année, aux Labels Ville Internet 2010, et 16 d'entre-elles accèdent à la plus haute marche du podium en obtenant la meilleure note, « 5 @ ».
Cette évaluation se base sur le degré d'investissement et d'innovation des collectivités dans le domaine des technologies de l'information et de la communication.
En fonction du questionnaire rempli, et des notes obtenues par des visites sur leur site web, le jury décide soit de faire stagner la commune (ce qui a été le cas pour 61% d'entre-elles cette année), soit de la faire progresser d' « 1@ » (33% des collectivités candidates) ou de « 2@ » à la fois (3% des collectivités candidates), soit enfin de la faire régresser (3% des collectivités candidates).
Le classement tient compte des capacités de la commune à innover dans le domaine technique, à entamer une modernisation et une restructuration organisationnelle ou encore à établir les bases d'un dialogue social sur ces enjeux avec leurs citoyens.
La tendance générale révèle une amélioration notable de l'ensemble des évaluations, et d'un niveau de compétences qui a monté.
C'est en Ile-de-France que l'on trouve cette année le plus grand nombre de collectivités candidates à ces labels.