Enseignements artistiques : une loi au milieu du gué, un chantier inextricable (15/04/2009)
Le Ministère de la culture a dû en faire l'amère constat : faute d'un travail de concertation suffisant en amont et d'un réel accompagnement par la suite (à ce titre, la première décentralisation concernant la lecture publique fait dorénavant plutôt office de modèle), la loi de 2004 n'a pu être appliquée dans sa totalité. Mais il faut se souvenir du contexte : sur une commande politique, chaque ministère devait faire des propositions de décentralisations, et la tentation était forte de « lâcher »...
Otages au désespoir
Envoyé par Evym Tunes le 20/04/2009 à 14:50
Situation inextricable en effet dont patissent en première ligne les malheuruex apprentis musiciens (idem comédiens et danseurs) qui ont eu la malchance d'arriver au mauvais moment dans leur cursus, mais aussi les directeurs et personnels des établissements d'enseignement artistique qui doivent perdre leur latin à définir des objectifs pédagogiques avec leurs grands élèves. L'Etat et les Régions y ont-ils pensé ?
Cet article pointe bien du doigt que les enjeux sont ailleurs, dans un bras de fer, un jeu entre deux niveaux de puissance publique qui tout compte fait, se rendent objectivement complices d'une dépréciation du modèle d'enseignement artistique public à la française construit au fil de plusieurs décennies. Comme pour la recherche, les jeunes élites artistiques ne vont-elles pas se tourner, pour se former, vers le privé et vers d'autres pays ? Complicité objective aussi peut-être pour réduire le nombre des futurs prétendants au régime d'intermittents du spectacle...
ARTICLE
Enseignements artistiques : une loi au milieu du gué, un chantier inextricable (15/04/2009)
Le Ministère de la culture a dû en faire l'amère constat : faute d'un travail de concertation suffisant en amont et d'un réel accompagnement par la suite (à ce titre, la première décentralisation concernant la lecture publique fait dorénavant plutôt office de modèle), la loi de 2004 n'a pu être appliquée dans sa totalité. Mais il faut se souvenir du contexte : sur une commande politique, chaque ministère devait faire des propositions de décentralisations, et la tentation était forte de « lâcher »...
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Otages au désespoir
Envoyé par Evym Tunes le 20/04/2009 à 14:50
Situation inextricable en effet dont patissent en première ligne les malheuruex apprentis musiciens (idem comédiens et danseurs) qui ont eu la malchance d'arriver au mauvais moment dans leur cursus, mais aussi les directeurs et personnels des établissements d'enseignement artistique qui doivent perdre leur latin à définir des objectifs pédagogiques avec leurs grands élèves. L'Etat et les Régions y ont-ils pensé ?
Cet article pointe bien du doigt que les enjeux sont ailleurs, dans un bras de fer, un jeu entre deux niveaux de puissance publique qui tout compte fait, se rendent objectivement complices d'une dépréciation du modèle d'enseignement artistique public à la française construit au fil de plusieurs décennies. Comme pour la recherche, les jeunes élites artistiques ne vont-elles pas se tourner, pour se former, vers le privé et vers d'autres pays ? Complicité objective aussi peut-être pour réduire le nombre des futurs prétendants au régime d'intermittents du spectacle...