Le Rapport Balladur (cf. mon édito du 3 mars) provoque peu de réactions dans le milieu culturel. Sans doute parce qu'il propose de préserver les financements croisés en ce qui concerne la création artistique et qu'il ne semble pas au premier abord bouleverser grand chose, hormis la gestion du patrimoine pour les Départements, qui serait du ressort des Régions (hormis les archives et les musées).
Dans un article intitulé « Rapport Balladur : la culture dans le flou », Dominique Bourzeix, Responsable...
Pourquoi le rapport Balladur ne parle pas de la Culture?
Envoyé par evalehalle le 06/04/2009 à 17:39
Je crois que le Comité Balladur ne dit rien sur le sujet parce que, s'il avait proposé une répartition des compétences pour le(s) patrimoine(s), les enseignements artistiques ou le spectacle vivant, il aurait encore déchaîné tous les milieux culturels, avec lever de boucliers de chaque échelon des collectivités territorales, dans chaque domaine culturel, voire de chaque profession!
Les expérimentations sur la décentralisatin culturelle de 2001 à 2004 ont bien montré que le repli 1965/ère Malraux arrange tout le monde, la Droite comme la Gauche. Comme si rien ne s'était passé depuis et que les utopies d'aujourd'hui pouvaient être les mêmes qu'en 1965. Ca veut dire quoi, concrètement, le même traitement pour Strasbourg et La Réunion? Notre système est-il suffisamment redistributif? Pourquoi les publics des musées n'ont pas évolué depuis les années 70, statisitiques et conaissances à l'appui? Quels habitants veulent aujourd'hui payer des impôts supplémentaires pour les musées, le patrimoine , l'archéologie préventive ou l'enseignement du Conservatoire?On a tout essayé, on a fait de la pédagogie sur le rôle de la culture citoyenne, mais aujourd'hui ces mots sonnent comme des slogans vides d'un réel contenu et sont surtout peu porteurs d'idées nouvelles ou d'espoir.Les Intangibles, comme l"Intérêt général", - expression favorite de certains énarques en fin de réunion, quand ils n'ont plus d'arguments..Avec, pardon "C'est plus compliqué..."- Intangible comme '"iI faut tirer les publics vers le Haut", de l'élite républicaine, mais qui ne résiste pas à l'analyse ( Sont-ils si "bas"?) ou à des choix plus simplement démocratiques.Les choix de l'Excellence", décrétée plus qu'argumentée pour les programmations.
"Il faut revoir tous les codes de nos professions, disait Jean Blaise, avec raison, en 2007. Et, ajouterai-je, ce sur quoi elles s'appuient, comme le remarque très justement Jean-Michel avec son appréciation sur le corporatisme incroyable des Entretiens de Valois.
J'observe par ailleurs que les demandes des professionnels, d'ailleurs, ne portent que sur les sous, les postes et le renforcement de l'Etat, de ses budgets ( c.à.dire des impôts de chacun mais dire l'Etat, ça fait mieux ).C'est triste! D'autant que les mêmes vous traitent de nazis-suppôts-de-l'économie-libérale-et-anti-sociale si vous parlez de retombées économiques locales ou de performance professionnelle. Prendre le pouls de la demande est aussi pure démagogie(!) et le marketing est quasiment dégoûtant et toujours adapté à tout, sauf à la Culture. Bref, on aura compris, face à ses postures ayatollesques, à cette Culture coupée du monde, romantique, ne rien dire est sans doute salutaire pour éviter les volées de bois vert.
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Retour sur le Rapport Balladur (06/04/2009)
Le Rapport Balladur (cf. mon édito du 3 mars) provoque peu de réactions dans le milieu culturel. Sans doute parce qu'il propose de préserver les financements croisés en ce qui concerne la création artistique et qu'il ne semble pas au premier abord bouleverser grand chose, hormis la gestion du patrimoine pour les Départements, qui serait du ressort des Régions (hormis les archives et les musées). Dans un article intitulé « Rapport Balladur : la culture dans le flou », Dominique Bourzeix, Responsable...
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Pourquoi le rapport Balladur ne parle pas de la Culture?
Envoyé par evalehalle le 06/04/2009 à 17:39
Je crois que le Comité Balladur ne dit rien sur le sujet parce que, s'il avait proposé une répartition des compétences pour le(s) patrimoine(s), les enseignements artistiques ou le spectacle vivant, il aurait encore déchaîné tous les milieux culturels, avec lever de boucliers de chaque échelon des collectivités territorales, dans chaque domaine culturel, voire de chaque profession!
Les expérimentations sur la décentralisatin culturelle de 2001 à 2004 ont bien montré que le repli 1965/ère Malraux arrange tout le monde, la Droite comme la Gauche. Comme si rien ne s'était passé depuis et que les utopies d'aujourd'hui pouvaient être les mêmes qu'en 1965. Ca veut dire quoi, concrètement, le même traitement pour Strasbourg et La Réunion? Notre système est-il suffisamment redistributif? Pourquoi les publics des musées n'ont pas évolué depuis les années 70, statisitiques et conaissances à l'appui? Quels habitants veulent aujourd'hui payer des impôts supplémentaires pour les musées, le patrimoine , l'archéologie préventive ou l'enseignement du Conservatoire?On a tout essayé, on a fait de la pédagogie sur le rôle de la culture citoyenne, mais aujourd'hui ces mots sonnent comme des slogans vides d'un réel contenu et sont surtout peu porteurs d'idées nouvelles ou d'espoir.Les Intangibles, comme l"Intérêt général", - expression favorite de certains énarques en fin de réunion, quand ils n'ont plus d'arguments..Avec, pardon "C'est plus compliqué..."- Intangible comme '"iI faut tirer les publics vers le Haut", de l'élite républicaine, mais qui ne résiste pas à l'analyse ( Sont-ils si "bas"?) ou à des choix plus simplement démocratiques.Les choix de l'Excellence", décrétée plus qu'argumentée pour les programmations.
"Il faut revoir tous les codes de nos professions, disait Jean Blaise, avec raison, en 2007. Et, ajouterai-je, ce sur quoi elles s'appuient, comme le remarque très justement Jean-Michel avec son appréciation sur le corporatisme incroyable des Entretiens de Valois.
J'observe par ailleurs que les demandes des professionnels, d'ailleurs, ne portent que sur les sous, les postes et le renforcement de l'Etat, de ses budgets ( c.à.dire des impôts de chacun mais dire l'Etat, ça fait mieux ).C'est triste! D'autant que les mêmes vous traitent de nazis-suppôts-de-l'économie-libérale-et-anti-sociale si vous parlez de retombées économiques locales ou de performance professionnelle. Prendre le pouls de la demande est aussi pure démagogie(!) et le marketing est quasiment dégoûtant et toujours adapté à tout, sauf à la Culture. Bref, on aura compris, face à ses postures ayatollesques, à cette Culture coupée du monde, romantique, ne rien dire est sans doute salutaire pour éviter les volées de bois vert.