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Le tribunal de grande instance de Paris a annulé la délibération du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du département métro, services et transports (MTS) de la RATP qui demandait une expertise indépendante sur les risques liés aux ondes électromagnétiques.
Les élus du CHSCT MTS de la RATP souhaitaient réaliser une analyse fine du niveau d'exposition des usagers et des salariés, présentant selon eux un « risque potentiellement grave », et voulaient confier la tache à un cabinet indépendant. Faute d'accord de la Régie RATP, ils se sont tournés vers la justice. Le tribunal de grande instance de Paris a finalement estimé que « le manque de précision des données exploitables fournies par la direction (...) ne suffisent pas à considérer (...) en l'absence de tout autre élément permettant de l'objectiver », que le « risque grave » est constaté.
En plus des antennes de téléphonie mobile présentes dans les tunnels et sur les quais des stations, il existe également sur certaines lignes des systèmes de localisation des trains, de contrôle de vitesse ou de transmission d'informations liées à la maintenance, autant de sources d'ondes électromagnétiques.
Des campagnes de mesures ont été effectuées, et leurs résultats ont toujours été inférieurs aux normes en vigueur, indique de son côté la RATP qui explique avoir mis en place en 2006 une organisation dédiée pour suivre le niveau des ondes électromagnétiques. Mais le CHSCT estime que ces mesures ne sont pas réalisées dans les conditions réelles.
Source : AFP

Extrait de
La quotidienne de Techni.Cités - N° 745
(10/02/2012)
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