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Un bras de fer oppose la mairie de Paris qui souhaite, au nom de l'accès équitable au logement, mettre le holà à l'explosion des locations de meublés dans la capitale, à des agences immobilières et particuliers, qui ont manifesté lundi dernier devant l'Hôtel de Ville.
Selon la mairie de Paris, en cinq ans, près de 20 000 logements ont « été soustraits au marché locatif traditionnel » et « dans certains arrondissements les locations de meublés touristiques représentent jusqu'à 20% de l'offre locative ».La mairie estime que les prix pratiqués pour les meublés oscillent entre le double et le triple des prix pour les locations traditionnelles et que ce phénomène « provoque une diminution de l'offre locative privée traditionnelle et une hausse du coût des logements ».Elle enjoint les loueurs de se conformer à la loi qui stipule que toute transformation d'un local d'habitation pour un autre usage « doit faire l'objet d'une autorisation de la Ville », car la collectivité a en charge depuis 2009 le contrôle des changements d'usage des locaux d'habitation.
Mais les agences immobilières et les particuliers, qui louent pour une courte durée des meublés à des touristes, personnes en mission professionnelle, étudiants ou stagiaires, ne l'entendent pas de cette oreille et ont crié leur mécontentement, lundi, sous les fenêtres du maire de Paris, place de l'Hôtel de Ville. « Deux mille emplois directs et 2 000 emplois induits sont menacés, comme les femmes de ménage, les prestataires de services », a ainsi protesté, auprès de l'AFP, un agent immobilier.

Extrait de
La quotidienne de Techni.Cités - N° 733
(25/01/2012)
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