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IV • La communication

Fiche pratique n° 1  LES BONNES MANIÈRES EN MATIÈRE DE RELATIONS PRESSE

 

Les journalistes ne sont ni des amis ni des ennemis, mais des relais d’opinion qu’il convient de traiter au mieux, en tenant compte de leurs contraintes éditoriales et techniques. 

 

A - Qu’est-ce qu’un journaliste ? 

 

Un journaliste n’est pas un communicant, mais un passeur d’information, un médiateur entre l’émetteur et le public, bien souvent aussi un expert dans son domaine. 

Chaque journaliste a une attente spécifique selon sa spécialité (environnement, économie, formation…) et du positionnement de son média. Le premier effort à faire de la part de l’émetteur est donc de bien cibler la catégorie de médias selon la nature de l’information et le bon journaliste au sein de ce même média. 

 

B - Information vs communication 

 

Une information journalistique, à différencier de l’information interne, doit avoir un intérêt pour le grand public ou pour la corporation considérée s’il s’agit d’un média spécialisé. 

Attention à ne pas envahir les rédactions avec des informations qui n’en sont pas sous peine de lasser la curiosité des journalistes. 

En résumé, les informations qui ont une incidence à l’extérieur de la collectivité ou de l’entreprise peuvent être traitées en relations presse ; a contrario, tout ce qui concerne la vie interne de l’émetteur ne concerne que sa newsletter ou son site intranet par exemple. 

 

C - Les typologies de médias 

 

Chaque média en presse nationale, presse régionale, presse spécialisée… a une ligne éditoriale bien définie selon son cœur de cible. Un quotidien national a vocation à séduire des lecteurs aux quatre coins de l’hexagone, l’espace rédactionnel disponible étant par conséquent compté et consacré à des informations d’intérêt national et non local. 

Pour gagner en efficacité et en crédibilité, il convient donc de classifier et de hiérarchiser les informations selon leur portée. 

La Dépêche du Midi pourra par exemple consacrer une pleine page à un fait-divers toulousain, ce même incident n’étant pas repris dans les quotidiens nationaux. 

La bonne connaissance des médias évite de se disperser et de dépenser trop d’énergie en vain. 

 

D - Relations régulières avec les journalistes 

 

Pour entretenir de bonnes relations avec les médias, il convient de les alimenter régulièrement en informations ‒ stratégie de sédimentation ‒ pour leur permettre d’avoir une vision continue sur l’émetteur sans pour autant attendre que chaque communiqué de presse soit systématiquement repris. 

Il est souhaitable d’entretenir une certaine connivence, une relation de confiance, entre le chargé de communication et les journalistes pour espérer le meilleur traitement possible de l’information. 

 

E - Rédaction d’un communiqué de presse 

 

Un communiqué de presse n’est pas un argumentaire de vente, un tract ou un éditorial. 

Le style rédactionnel doit être neutre, factuel, pour donner l’information la plus objective possible, information qui sera totalement ou en partie reprise et traitée par le journaliste selon la ligne éditoriale de son support. 

Un communiqué (base 2 pages maximum) doit préciser : 

- le nom et le logo de l’émetteur ; 

- la date ; 

- un titre ; 

- le corps du texte structuré en paragraphes ; 

- le nom et les coordonnées du contact presse. 

 

F - Une information sous embargo 

 

Le principe d’information sous embargo consiste à donner la primeur d’une information à un journaliste pour lui donner le temps de mener son enquête ou pour prendre en compte des délais de bouclage (3 mois pour les mensuels). La mise sous embargo d’une information à date fixe « interdit » normalement au journaliste d’en faire état avant cette date. 

Cette méthode consiste souvent à privilégier un média en particulier, considéré comme essentiel dans la stratégie presse. 

G - Droit de réponse 

 

Une demande de droit de réponse doit rester exceptionnelle car le principe de liberté de la presse autorise les journalistes à donner une interprétation des faits, pas forcément positive pour l’émetteur. 

Le droit de réponse, obtenu très rarement, sera réservé à une erreur de chiffres, à une citation qui n’est pas attribuée à la bonne personne ou à la citation de partenaires qui ne seraient pas concernés par un projet par exemple. 

Dans tous les cas, il convient de rester courtois, de ne pas être agressif, en donnant un complément ou un rectificatif d’information au journaliste impliqué. 

 

Paul CONSTANS 

Paul Constans Consultants

 

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