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Un programme scientifique européen rendu public hier affirme que la pollution de l'air dans les grandes villes européennes a un impact direct sur l'espérance de vie. Les statistiques de neuf grandes villes françaises ont été analysées.
Mené durant trois ans dans 12 pays européens par plus de 60 scientifiques, le projet Aphekom, coordonné par l'Institut de veille sanitaire (InVS), s'est attaché à déterminer les impacts sanitaires et économiques de la pollution atmosphérique et à évaluer l'effet des réglementations dans ce domaine.
Il montre ainsi que l'espérance de vie dans les grandes villes européennes pourrait augmenter jusqu'à 22 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus si la valeur guide préconisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les particules fines était respectée.
Dans les 25 grandes villes étudiées, totalisant 39 millions d'habitants, le dépassement du seuil de 10 microgrammes par m3 d'air fixé par l'OMS pour le niveau moyen annuel de particules fines PM2,5 (moins de 2,5 microns) se traduit par 19 000 morts par an.
Les neuf villes françaises analysées pourraient gagner « 4 à 8 mois » d'espérance de vie, soit « environ 3000 décès annuels ». Marseille aurait le plus à gagner, devant Lille, Paris, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Rouen, puis Le Havre et Toulouse.
Les conclusions du projet soulignent également une « forte hétérogénéité selon les quartiers » dans l'exposition aux pollutions de l'air.
Source : AFP

Extrait de
La quotidienne de Techni.Cités - N° 544
(04/03/2011)
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