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«Le manque de financement intégral de notre budget nous amène à prendre des décisions impopulaires», déplore dans un courrier la direction du Groupement pour l'insertion des personnes handicapées physiques (GIHP). L'association va réduire ses services de transport dans l'agglomération strasbourgeoise.
En cause, le retrait, en février, d'une subvention du conseil général du Bas-Rhin qui couvrait 50% du budget de fonctionnement de la structure. La CUS, qui finance l'autre moitié, a augmenté son enveloppe d'un quart. «Comme il nous manque 25% de notre budget, nous n'assurerons plus le transport les lundis et vendredis soir, déplore Bernard Pfister, le trésorier du GIHP. En outre, nous ne travaillerons plus qu'un week-end sur deux et limiterons la sous-traitance de trajets aux taxis.»
N'ayant pas d'autres sources de financement, seules deux solutions restent possibles, selon Bernard Pfister : «Soit la CUS prend à sa charge la totalité du coût du service, soit le conseil général finance les 25% manquant.»
Depuis 1984, le conseil général subventionnait le GIHP «dans une démarche volontariste, explique Alfred Becker, vice-président de la collectivité en charge de l'aménagement du territoire. Le transport n'est pas de notre compétence mais de celle de la CUS. Rien ne nous oblige donc à financer le GIHP. Compte tenu de nos difficultés financières, nous devons nous recentrer sur nos compétences. Il n'y a pas de raison que nous revenions en arrière."
Bruno Cohen-Bacrie
Source : La Lettre du Cadre territorial

Extrait de
La quotidienne de Techni.Cités - N° 332
(17/03/2010)
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