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Amorce et le Cercle national du recyclage (CNR), qui représentent les collectivités, refusent que ces dernières prennent à leur charge le coût de la modernisation des centres de tri, rendue nécessaire par la décision gouvernementale d'étendre le recyclage à tous les emballages plastiques.
185 000 tonnes. Voilà ce que représente, selon une étude de l'Ademe, le supplément de collecte induit par l'extension du recyclage à tous les emballages plastiques. A cette hausse des volumes s'ajoute la nécessité de moderniser les centres de tri, incapables pour l'instant de traiter de manière automatisée les emballages souples. Toujours selon l'Ademe, cette évolution vers plus d'emballages recyclés se caractériserait par un surcoût net par tonne de 535 à 786 euros, dont une part importante pour l'étape de tri.
Le 15 décembre dernier, le ministère du Développement durable a présenté les principales modalités de cet élargissement des consignes de tri et du recyclage de tous les emballages plastiques.
Dans un communiqué commun, Amorce et le CNR saluent l'initiative («les associations de collectivités ont depuis plusieurs années largement soutenu le principe d'une collecte sélective étendue à la plupart des emballages plastiques aujourd'hui non recyclés qui simplifierait le geste de tri, améliorerait sensiblement les performances de recyclage ! ») mais refusent que les collectivités assument pleinement les coûts de cet élargissement, rappelant que pour l'instant seule l'Ademe a promis son aide à hauteur de 20% des investissements de modernisation des centres de tri.
Les deux associations réclament la mise en place rapide d'une expérimentation dans quelques collectivités, qui permette de « mieux cerner les difficultés liées à cette extension », et que cette expérimentation soit entièrement financée par le point vert, c'est-à-dire par les sociétés agréées Eco-emballages et Adelphe. Enfin, Amorce et le CNR souhaitent que l'extension soit généralisée à toute la France à partir du 1er janvier 2011 si l'expérimentation a été concluante.

Extrait de
La quotidienne de Techni.Cités - N° 279
(23/12/2009)
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