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Alors que le port de Marseille envisage de percer un important chenal fluvial à travers le Salin du Caban pour reporter les trafics routier et maritime, la découverte de plantes rares dans cette zone pose la question des objectifs prioritaires pour le Grenelle de l'Environnement.
Inscrit au contrat de plan Etat-Région, ce projet de liaison fluviale, longue de 3,5 km sur 50 mètres de large, aspire à connecter une darse du Grand Port maritime de Marseille à Fos-sur-Mer au canal du Rhône qui passe au nord de Fos. Ce report modal devrait donc absorber une partie du trafic routier en réduisant les émissions de gaz, et récupérer une partie du trafic maritime.
Or selon l'association Nature et Citoyenneté Crau Camargue, cette liaison mettrait en péril trois espèces de plantes aquatiques rares à l'échelle mondiale.
Pour la direction régionale de l'environnement (Dréal), l'impact écologique du projet étant pour le moment méconnu, le port devra probablement démontrer que son projet est d'intérêt général, qu'il ne dispose d'aucune solution alternative, et qu'il s'engage à réduire l'impact sur la biodiversité via des mesures compensatoires.

Extrait de
La quotidienne de Techni.Cités - N° 238
(26/10/2009)
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