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Date de mise en ligne : 28/07/2010.
Edito
C'est toujours la même ritournelle : dès qu'une affaire fait grand bruit, nos édiles s'en prennent à Internet ! Je veux bien entendu parler de l'affaire Bettencourt ; le président de l'Assemblée Nationale a qualifié de « malsain » cette affaire en dénonçant « l'absence de professionnalisation de la diffusion de l'information sur le net » et appelant « au bon sens »
L'amalgame entre le média d'expression libre qu'est internet qui peut être effectivement et malheureusement fausse et un travail journalistique donc signé et issu (cf : Mediapart) de sources qui peuvent être discutées, mises à mal, est quelque peu dangereux.
Ce sentiment anti-internet est d'autant plus dangereux que les personnes directement ou indirectement mises en cause, peuvent se défendre via les grands médias traditionnels (télévisions, radios, journaux nationaux) ou des sites internet...Elles peuvent également poursuivre le journal en justice puisqu'il existe des lois et des tribunaux en France !
Comparer le débat actuel aux excès des années 30 est déplacé et relève, à mon avis, du populisme ; d'ailleurs cette comparaison malhabile revient dès lors que des journalistes exercent leur métier. Il convient de rappeler que la presse, les médias sont des conditions sine qua none à toute démocratie : il suffit d'observer ce qui se passe dans les pays totalitaires...
La presse, en général, a considéré certains propos « tout à fait outranciers », « totalement inappropriés » et même « excessivement dangereux »
Alors arrêtons de crier aux loups contre la presse indépendante et de faire des comparaisons historiques : que je sache une certaine presse libre, indépendante a joué courageusement son rôle durant la seconde guerre mondiale !

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