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II • Normes

B - La norme NF C 17-200

 

La norme définit les conditions de mise en œuvre des installations pour la sécurité des usagers, des animaux et des biens. En cas d’alimentation par un réseau de distribution publique, il faut éviter toute cause de perturbation sur ce réseau.

L’installation doit être conçue pour assurer la maintenance des installations.

 

http://www.boutique.afnor.org/


 

1. Introduction

 

La norme NF C 17-200 (mars 2007) concerne les règles des installations électriques d’éclairage extérieur, la protection contre les chocs électriques des personnes par l’un des systèmes suivants : la coupure automatique, l’isolation double ou renforcée soit partiellement au pied du candélabre, soit totalement depuis l’armoire d’alimentation jusqu’au luminaire.

 

Il est possible d’installer des dispositifs de déconnexion automatique (DDA) en pied de candélabre en classe I.

 

La mise en œuvre de DDR 30 mA individuel est obligatoire pour les mobiliers urbains et les édicules sur la voie publique.

 

L’installation de la très basse tension de sécurité (TBTS) est admise.

 

La norme prévoit la protection des matériels et des canalisations contre les surcharges et les courts-circuits éloignés, par fusibles gG ou par disjoncteurs type B.

 

La mise en œuvre des différents matériels s’effectue selon des règles de l’art spécifiques pour les massifs, les candélabres, les luminaires, les appareillages, les câblages internes et externes, les armoires.

 

La sécurité des personnels est obligatoire pour les travaux sous tension (TST) et le port de l’équipement de protection individuelle (EPI) dans les travaux de maintenance.

 

Les puissances électriques des installations d’éclairage public sont relativement faibles et réparties sur des grandes longueurs, les installations sont le plus souvent alimentées en basse tension.

 

Si elles sont de puissances importantes sur de très grandes longueurs, elles sont alimentées en haute tension.

 

2. Domaine d’application de la norme

 

Les installations visées sont :

- les installations d’éclairage public, d’éclairage extérieur des voies privées, parcs et jardins, des stades, les parcs de stationnement en plein air ;

- l’éclairage des mobiliers urbains et des édicules ;

- le balisage lumineux et les carrefours à feux ;

- les installations d’illumination.

 

La norme s’applique aux installations nouvelles et à la rénovation complète d’installations existantes.

Pour les installations existantes, lorsque des extensions ou des modifications impliquent le changement des protections des circuits concernés, ou en cas d’un ajout de circuit sur une armoire existante, ou en cas de changement du schéma des liaisons à la terre.

 

3. Choix des matériels

 

Le matériel installé doit être conforme à la norme EN ou au document d’harmonisation HD ou à la norme NF.

 

a) Influences externes

 

Les conditions d’influences externes à prévoir sont les suivantes :

- température ambiante : -25 °C et +40 °C ;

- présence d’eau jusqu’à 2,50 m (projection d’eau, paquets de mer), au-dessus de 2,50 m (pluie) ;

- présence d’eau par jets d’eau et immersion ;

- présence de corps solides : négligeable ou petits objets ;

- corrosion et pollution : AF2 ;

- chocs mécaniques : très importants (IK10) ;

- foudre : AQ1 avec Nk 25 j/an ou AQ3 avec Nk 25 j/an.

 

Il faut tenir compte de l’exposition au soleil des matériels.

 

b) Degrés de protection des matériels

 

- Coffrets et armoires de commande : IP34 au-dessus du niveau du sol, IP57 en dessous, IK 10 pour les chocs ;

- candélabres : IP3X, le portillon contribue à améliorer la protection contre les projections d’eau, l’appareillage interne IP21 ;

- luminaires : il est seulement pris en compte les parties électriques des luminaires, soit au-dessus de 2,50 m IP23, soit jusqu’à 2,50 m IP34 ;

- luminaires de tunnels, les parapets et les encastrés de sol IP65. Les projecteurs IP55.

 

4. Protection contre les chocs électriques en basse tension

 

a) Règle générale

 

En fonctionnement normal, la protection nécessite au moins l’application d’une disposition de protection contre les contacts directs, et en cas de défaut, au moins une disposition de protection contre les contacts indirects.

 

L’association de ces deux dispositions constitue une mesure de protection, telle que la coupure automatique de l’alimentation associée ou non avec la protection par isolation double ou renforcée, la très basse tension de sécurité (TBTS).

 

b) Protection par coupure automatique de l’alimentation

 

Le schéma des liaisons à la terre en éclairage extérieur est le schéma TT, parfois le schéma TN.

 

Cette protection est une mesure dans laquelle :

- la protection des matériels contre les contacts directs est assurée par l’isolation principale ou par des barrières, cela concerne les armoires ou les coffrets qui doivent être fermés par une clé. Si la porte d’accès est ouverte, le matériel installé doit être IP2X. Pour les luminaires installés à une hauteur inférieure ou égale à 2,50 m, l’accès à la lampe n’est possible qu’en déplaçant un obstacle grâce à un outil ;

- la protection contre les contacts indirects est assurée par des liaisons de protection (PE) associées à la coupure automatique de l’alimentation. Toutes les masses accessibles doivent être reliées à la même prise de terre. Les éléments conducteurs non électriques (par exemple, bancs publics, grilles, glissières) ne sont pas à relier à la terre de l’installation.

 

La mise à la terre des candélabres doit être réalisée par l’une des méthodes suivantes :

- soit par une liaison PE à un conducteur en cuivre nu de 25 mm² entre tous les candélabres, réalisée sans coupure à chaque candélabre (figure 1). La liaison de chaque candélabre est assurée par une dérivation sur le conducteur PE, cette solution est obligatoire en condition AQ3 ;

- soit par une ou plusieurs prises de terre interconnectées de façon indémontable, la liaison PE entre les candélabres avec la borne de terre est réalisée par un conducteur PE isolé (figure 2), cette solution est interdite en condition AQ3.

 

Figure 1 - Mise à la terre par dérivation sur le conducteur de protection (PE)*


* Les figures 1 à 6 sont issues de la norme NF C 17-200

 

Figure 2 - Mise à la terre par passage en coupure avec connexion sur la borne de terre du candélabre


 

En schéma TT, la protection contre les contacts indirects est assurée par un ou plusieurs dispositifs différentiels résiduels (DDR). On doit assurer une isolation renforcée jusqu’aux bornes aval du premier DDR. Les DDR sont choisis de façon à limiter les risques de déclenchements intempestifs.

 

La valeur du courant différentiel-résiduel In satisfait à la relation suivante :

 

RA x In 50 V

 

avec RA : résistance de la prise de terre des masses

 

Le tableau II.1 donne la valeur maximale de la résistance de la prise de terre en fonction du courant assigné In du DDR.

 

Tableau II.1
Valeur maximale de RA ()In du dispositif de protection en amont (A)
173
501
1000,5
1670,3
5000,1

 

Les cas suivants sont pris en compte :

- installation de classe II : un seul DDR à l’origine de l’armoire (figure 3) ;

- installation de classe I : DDR instantané ou dispositif de déconnexion automatique (DDA) individuel sélectif avec le DDR placé à l’origine (figures 4 et 5).

 

Figure 3 - Armoire alimentant des luminaires de classe II avec distribution en câbles U1000R2V sous fourreau Câblage interne entre le coffret et le luminaire en câble assimilé à la classe II


 

Figure 4 - Armoire alimentant des luminaires de classes I et II avec distribution en câbles U1000R2V sous fourreau Mise en œuvre de DDR individuels Câblage interne entre le coffret et le luminaire en câble assimilé à la classe II ou câblage interne entre le bornier et le luminaire en classe I


 

Figure 5 - Armoire alimentant des luminaires de classes I et II avec distribution en câbles U1000R2V sous fourreau Mise en œuvre de DDA individuels Câblage interne entre le coffret et le luminaire en câble assimilé à la classe II ou câblage interne entre le bornier et le luminaire en classe I


 

Si on crée une extension depuis une armoire comportant un circuit existant à neutre commun, la protection contre les contacts indirects par DDR sera installée à l’origine du nouveau circuit (figure 6).

 

Figure 6 - Extension depuis une armoire comportant au moins un réseau mixte existant


 

c) Dispositifs de déconnexion automatique (DDA)

 

Le DDA n’assure pas la protection contre les contacts indirects. Ses caractéristiques sont les suivantes :

- il s’enclenche automatiquement à la mise sous tension à l’allumage ;

- il se réenclenche automatiquement après déclenchement sur défaut de terre ;

- pas de bouton test ni de bouton d’ouverture/fermeture manuel ;

- la coupure réalisée n’assure pas la séparation galvanique.

En schéma TT, ils sont coordonnés avec des DDR de type S ou retardés de 150 ms.

Ils sont associés individuellement à un fusible gG qui assure la protection contre les surintensités.

 

d) Mesure de protection par isolation double ou renforcée

 

Cette mesure concerne :

- un candélabre ou une console avec son luminaire ;

- un luminaire suspendu ;

- un luminaire et son support montés sur une paroi métallique ;

- un mobilier urbain.

 

L’installation se compose :

- d’un luminaire de classe II ;

- des canalisations internes entre le bornier et le luminaire choisis de classe II ;

- de l’appareillage incorporé dans la lanterne ;

- des canalisations d’alimentation munies d’un manchon ou d’un conduit isolant en pénétrant dans le candélabre.

 

e) Protection complémentaire

 

Les mobiliers urbains et les édicules, qu’ils soient de classe I ou II, doivent être protégés individuellement par un DDR 30 mA.

Les prises de courant installées sur les candélabres doivent être protégées par un DDR de 30 mA.

 

f) Mesure de protection par très basse tension de sécurité (TBTS)

 

Il faut se reporter à l’article 414 de la NF C15-100 qui détaille les différentes méthodes de protection par TBTS.

 

5. Protection contre les risques de brûlures

 

Les matériels électriques ne doivent pas atteindre des températures susceptibles de provoquer des brûlures aux personnes. En cas de températures supérieures au tableau II.2, les matériels doivent être protégés contre tout contact accidentel.

 

Tableau II.2
Parties accessiblesMatières des parties accessiblesTempératures maximales (°C)
Organes de commande manuelleMétallique
Non métallique
55
65
Prévues pour être touchées mais non destinées à être tenues à la mainMétallique
Non métallique
70
80
Non destinées à être touchées en service normalMétallique
Non métallique
80
90

 

6. Protection contre les surintensités

 

La protection contre les surintensités est réalisée par des fusibles du type gG ou par des disjoncteurs de type B.

Dans le cas d’un branchement à puissance limitée équipé de fusibles AD, un pouvoir de coupure de 3 kA est suffisant pour les protections contre les courts-circuits.

 

7. Sectionnement

 

Des moyens de sectionnement et de commande doivent être placés à l’origine de l’installation.

 

8. Coupure d’urgence

 

Par dérogation au § 463.2.1 de la NF C15-100, il ne doit pas être prévu de dispositif de coupure d’urgence, sauf pour les édicules.

 

9. Choix et mise en œuvre des canalisations

 

a) Canalisations à l’extérieur des candélabres

 

Les canalisations sont aériennes ou posées sur façade et constituées de câbles. Les accessoires ont une tension d’isolement de 4 kV/1 min.

 

Les canalisations enterrées, en galerie ou en caniveau sont constituées de câbles admis au mode de pose choisi. L’étanchéité des câbles doit être reconstituée à leurs extrémités (figure 7). Les câbles armés à feuillard ont leur armure mise à la terre à leur origine.

 

Figure 7 - Isolation de tête de câble


 

b) Canalisations dans les candélabres

 

Entre le coffret et le luminaire, la liaison s’effectue en câble U-1000 R2V ou en câble H07RNF. Le PE est distribué si le luminaire est de classe I. Le PE en cuivre nu de 25 mm² est posé sous fourreau dans le massif.

Un circuit d’arrosage dans le candélabre doit être mis sous fourreau. La section minimale est de 1,5 mm².

 

c) Chute de tension

 

La chute de tension est de 3 % à partir d’un branchement sur un réseau basse tension, et de 6 % depuis un poste de distribution publique basse tension.

 

10. Mise en œuvre des matériels électroniques

 

Ils peuvent avoir une borne de mise à la terre fonctionnelle, dans ce cas, la liaison doit être isolée. S’ils sont installés en aval d’un DDR, celui-ci sera de type A ou B. À leur mise sous tension, ils peuvent provoquer un appel de courant important.

 

11. Identification et repérage

 

Des plaques indicatrices permettent de connaître l’affectation de l’appareillage dans les armoires.

 

12. Protection contre la foudre

 

Si Nk 25, les candélabres sont reliés à une prise de terre en cuivre nu. Pour les installations aériennes ayant un support métallique, la prise de terre doit avoir une valeur de 10 .

 

13. Règles particulières aux installations aériennes

 

Les types de distribution sont les suivants :

- électriquement séparé ;

- physiquement séparé.

 

La mise à la terre n’est pas obligatoire si le matériel est de classe II.

En schéma TT, la protection contre les contacts indirects d’un réseau électriquement séparé est assurée par un DDR.

 

14. Règles particulières aux installations HT-EP

 

Les installations HT-EP font l’objet de règles spécifiques du fait qu’elles mettent en œuvre des matériels et des câbles haute tension.

15. Interprétations de la norme NF C 17-200 (issues des fiches Afnor)

 

Depuis la parution de la norme NF C 17-200 en mars 2007, il a été publié 10 interprétations de la norme par l’UTE. Elles se présentent sous la forme de questions/réponses, et ont valeur de norme. Elles peuvent être commandées et téléchargées gratuitement sur le site de l’Afnor.

 

a) Interprétation 17-200 F1 (juin 2008)

 

Elle concerne les figures 12, 13 et 16 de la norme.

Question : Le marquage précis des conducteurs de torsades est différent de celui de la NF C 33-209. Comment concilier les deux marquages ?

Réponse : Elle mentionne que le marquage conforme est EP1 et EP2, le conducteur neutre est repéré EP1, le conducteur de phase est repéré EP2. Sur les trois figures mentionnées, on a remplacé EPN par EP1.

 

b) Interprétation 17-200 F2 (juin 2008)

 

Elle concerne l’article 15.4.2.2.

Question : Réaliser des installations HT-EP en régime TTN ?

Réponse : Non, seul le schéma TNR est admis à l’article 15.4.2.2. Le schéma TTN n’est pas adapté aux réseaux étendus d’éclairage extérieur non établis dans une zone d’équipotentialité.

 

c) Interprétation 17-200 F3 (juin 2009)

 

Elle concerne l’article 14.2.3.1.

Question : Comment raccorder une extension depuis un réseau mixte ?

Réponse : Après le rappel de l’article 14.2.3.1., deux cas sont présentés :

- 1er cas : dérivation ou extension par réseau électriquement séparé, pour un ou plusieurs luminaires, l’extension peut être raccordée depuis le réseau mixte existant, sur un support équipé ou non d’un luminaire existant. Un DDR est installé à son origine (fig. 8) ;

 


Figure 8 - Exemple d’extension depuis un réseau mixte existant

 

- 2e cas : adjonction d’un luminaire sans création de réseau, il est de classe II sur un réseau mixte existant (respect de l’article 1.1.2.).

Cette extension peut être réalisée en aérien, en enterré ou en façade (fig. 9).

 


Figure 9 - Exemple d’extension depuis un luminaire existant

 

d) Interprétation 17-200 F4 (juin 2009)

 

Question : Peut-on utiliser des disjoncteurs de type C pour les circuits terminaux, tels que pied de mât, luminaire, PC d’illumination ou mobilier urbain ?

Réponse : La norme impose d’installer le disjoncteur de type B, en dérogation il est admis des types C pour les circuits terminaux ≤ 2,5 mm2 et de calibre ≤ 4 A.

 

e) Interprétation 17-200 F5 (juin 2009)

 

Question : Peut-on installer un variateur de tension en amont de circuits comprenant des ballasts électroniques ?

Réponse : En présence d’un variateur de tension en tête d’installation et en l’absence de recommandation des fabricants, les règles de compatibilité empêchent la mise en œuvre de système d’alimentation électronique (ballast électronique, convertisseur pour LED ou autres appareillages électroniques). Les ballasts électroniques équipés de régulation de tension vont à l’encontre des effets des variateurs, ce qui peut provoquer des défaillances générales ou ponctuelles des points lumineux.

 

f) Interprétation 17-200 F6 (juillet 2010)

 

Elle concerne l’article 18.

Question : Le tableau 61A de la NF C 15-100 s’applique-t-il sur des mesures d’isolement des circuits étendus d’éclairage extérieur ?

Réponse : La résistance d’isolement est définie dans le paragraphe 612.3 de la NF C 15-100

Le tableau 61A ci-après fixe les valeurs minimales.

 

Tension nominale du circuit
V
Tension d’essai en courant continu
V
Résistance d’isolement
M
TBTS et TBTP250≥ 0,25
Inférieure ou égale à 500 V500≥ 0,5
Supérieure à 500 V1 000≥ 1,0

 

En dérogation à la NF C 15-100, pour une tension d’essai en courant continu sous 500 V, la valeur minimale de la résistance d’isolement de l’éclairage extérieur peut être de 0,1 M mesuré à l’origine d’un circuit.

 

g) Interprétation 17-200 F7 (juillet 2010)

 

Elle concerne l’article 5.

Question : Quelles sont les règles à respecter entre les circuits de terre des installations d’éclairage extérieur et ceux du réseau de distribution publique (DP) ?

Réponse : Entre terre du neutre du réseau DP et terre de l’installation d’éclairage extérieur raccordée, aucune nécessité de respecter une distance de séparation.

Entre terre du poste HTA / BT et terre de l’installation raccordée, deux cas peuvent se présenter :

- raccordement à un poste où la terre des masses et la terre du neutre BT sont interconnectées, pas d’obligation d’éloignement ;

- cas contraire, si le raccordement s’effectue en amont de la première prise de terre du neutre, un éloignement est nécessaire :

1. Résistivité du terrain < 300  x m éloignement 9 m,

2. résistivité du terrain entre 300  x m et 1 000  x m éloignement 17 m,

3. résistivité du terrain > 1 000  x m éloignement 25 m.

Distance à respecter entre prise de terre de l’installation d’éclairage extérieur et toute prise de terre des masses HTA (interrupteur aérien, remontée aérosouterraine, etc.).

Une figure explicite cette distance d’éloignement qui est celle entre la terre du poste et la première prise de terre de l’installation d’éclairage extérieur ainsi raccordée :

 


Figure 10

 

h) Interprétation 17-200 F8 (juillet 2010)

 

Elle concerne l’article 5.

Question : Quelles sont les règles à respecter entre les circuits de terre des installations d’éclairage extérieur et ceux des circuits de traitement de l’information ?

Réponse : Les règles à respecter sont définies dans l’article 5.9.5. de la NF EN 50174-3. Cet article précise l’interférence entre les circuits de mise à la terre (malt) pour les technologies de l’information et les circuits de mise à la terre (malt) d’alimentation électrique. En rural, la distance minimum de séparation entre les systèmes de mise à la terre pour les technologies de l’information et les électrodes de mise à la terre des systèmes d’alimentation électrique BT et HT (< 25 kV) est spécifiée dans le tableau 6.

 

Tableau 6 - Distance minimale entre les circuits de mise à la terre pour les technologies de l’information
et les électrodes de mise à la terre des circuits d’alimentation électrique dans un environnement rural
Résistivité du sol
x m
Électrode de mise à la terre du neutre (système TT)Électrode de mise à la terre du neutre BT (système TN, IT)Circuit de mise à la terre HT
(avec neutre isolé ou bobine d’extinction)
Circuit de mise à la terre HT (neutre directement à la terre)
< 502 m 

2 m(*)
5 m10 m
50 à 5004 m10 m20 m
500 à 5 0008 m20 m50 m
5 000 à 10 00016 m20 m100 m
> 10 00016 m20 m200 m
(*) Cette distance est suffisante pour éviter l’endommagement des câbles pour les technologies de l’information en cas d’impact de foudre sur des systèmes d’alimentation électrique BT.

 

Pour les circuits HT > 25 kV, les calculs sont réalisés afin de répondre aux limites de l’UIT-T K.68.

Dans les zones urbaines, une protection mécanique est requise, les distances minimales s’appliquent.

Ces dispositions s’appliquent vis-à-vis des prises de terre des masses HT-EP, en aucune manière à celles de la BT d’éclairage extérieur.

 

i) Interprétation 17-200 F9 (mai 2011)

 

Elle concerne l’article 7.

Question : Le calcul du courant de court-circuit maximal peut-il être fait avec un transformateur de DP de P < 1 000 kVA ?

Réponse : Cette question concerne uniquement les branchements à puissance surveillée (tarif jaune). La NF C 14-100 impose à l’article 5.1.7. de prendre une puissance de 1 000 kVA, sauf dérogation écrite.

Possibilité pour un poste de puissance ≤ 250 kVA sans évolution de puissance.

 

j) Interprétation 17-200 F10 (mai 2011)

 

Elle concerne l’article 14.5.1.

Question : La distance de 0,35 m de l’article 14.5.1. entre câbles et luminaires s’applique-t-elle aux remontées aérosouterraines ?

Réponse : Cette distance est nécessaire pour effectuer des travaux avec présence de tension sur un ouvrage accessible et permettant un raccordement.

Cette disposition ne s’applique pas aux câbles BT posés en remontée aérosouterraine sur les supports.

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