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Date de mise en ligne : 17/03/2010.
Edito
Parce que la voirie est un espace partagé par des usagers multiples, la responsabilité
aussi doit être partagée. Malgré un parc roulant important, le vélo arrive difficilement
encore à faire reconnaître sa place. C'est pourquoi, nombreux sont ceux qui oeuvrent
pour permettre à ce mode de déplacement d'être mieux reconnu, en toute sécurité.
Présentation de quelques acteurs.
Si le total de vélos croît régulièrement, le nombre de déplacements reste lui, marginal : seul
3 à 4% des trajets en ville se font à bicyclette. Pourtant, conscients du potentiel à venir que
le vélo offre aux cités, les pouvoirs publics se sont pleinement engagés dans le
développement de cette pratique et sa sécurisation.
Entre enjeux environnementaux et urbanistiques, le vélo prend progressivement sa place. La
loi d'orientation des transports intérieurs (LOTI) de 1982 entend « assurer une bonne
insertion des piétons, des deux-roues et des transports collectifs » (art. 28).
La loi sur l'air
(1996) fixe comme objectif des plans de déplacements urbains, la « [...] diminution du trafic
automobile et (le) développement des modes économes et moins polluants notamment la
bicyclette et la marche à pied [...] ». Et, la loi relative à la solidarité et au renouvellement
urbain (SRU), affirme en 2000 dans le cadre global d'un développement durable, que les
besoins de déplacements et de circulation automobile doivent être maîtrisés.
En s'appuyant sur ces textes, les pouvoirs publics ont pu organiser les infrastructures
territoriales pour s'adapter au développement cycliste et ainsi répondre aux attentes
citoyennes (les mesures en faveur du « développement des pistes cyclables » recueillent
plus de 90% d'opinions favorables auprès des Français). Dès 1996, les aménagements
cyclables se sont multipliés dans de nombreuses agglomérations.
Par ailleurs, la modération de la vitesse en zone urbaine est un enjeu d'importance. En
complément de lutte menée par la Sécurité routière à l'encontre de la vitesse excessive en
ville, qui est un facteur majeur d'accidentologie, les pouvoirs publics locaux oeuvrent à la
mise en place de zones 30 km/h. Loin de pénaliser les automobilistes, ces espaces régulent
le trafic et participent à la sécurité des piétons et des cyclistes.

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