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Date de mise en ligne : 17/11/2009.
Edito
Mon billet n'est pas un appel politique, loin de là, mais une simple information et forcément peu révélée dans les médias classiques ; même si le mode de scrutin rend leur représentation aux Conseils régionaux très difficile ce Parti Pirate entend bien présenter des listes aux élections régionales en mars 2010, et s'organise pour fédérer le maximum de soutiens et se faire entendre.
Il est bon de rappeler que le Parti Pirate suédois a réussi à faire élire deux députés européens.
"Nous ne sommes pas un parti "virtuel"", clame aujourd'hui le Parti Pirate français, qui, rappelons le également, avait réalisé un score de 2% lors des élections législatives partielles dans les Yvelines fin septembre. Il s'agissait alors de la première expérience électorale de ce jeune parti créé en 2006, qui milite pour une remise à plat des droits d'auteur et une meilleure protection de la vie privée des citoyens. Le PP envisage donc de mettre à profit cette expérience en vue des élections régionales de 2010.
Bien entendu, comme tout parti politique, le Parti Pirate doit d'abord s'organiser et mettre en place une structure capable d'une certaine efficacité sur le terrain ; c'est ce qu'il tente de réaliser avec la création d' une section Ile-de-France.
"La dynamique des régionales comme les autres échéances à venir nous forcent à nous structurer et à nous développer, que ce soit sur nos argumentaires ou par les adhésions. La diversification des modes de communication nous rend indispensable une présence de proximité" précise le porte-parole national du Parti Pirate.
"Le parti se dote donc de relais locaux en Île-de-France, comme dans la majorité des régions. Les sections seront plus à même d'entrer dans les débats locaux en particulier pour LOPPSI. Il y a un véritable travail pédagogique à faire auprès des politiques toujours très "siècle dernier" voire Ancien Régime. Cette régionalisation permettra aussi de travailler avec les élus locaux sur toutes les questions de société qui sont à l'origine du Parti Pirate".
Sa campagne est déjà lancée dans la région d'Ile-de-France et elle tente de ne pas se limiter aux seules questions qui intéressent au premier chef le parti pirate : "Les débats autour de la réforme des collectivités locales, LOPPSI, le débat ou plutôt son absence autour du gloubi-boulga du « Grand Paris » nous inquiètent car cela pourrait couper encore plus la capitale des autres régions.
Mais le c½ur de sa campagne demeure le même comme l'atteste les propos du porte parole national : "Nous sommes d'ailleurs plus qu'inquiets : que ce soit pour les libertés individuelles, la politique culturelle, ou les incohérences technologiques. De tels choix montrent combien les politiques pensent que le Net est virtuel et non pas industriel et que toute liberté est bonne à perdre. Il est peut-être temps en 2010 que le vingt-et-unième siècle s'invite aux élections, nous y travaillons".
D'un point de vue purement électoral, le combat semble vain ; en effet pour être présentes au second tour des régionales, les listes du Parti Pirate devront avoir obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour ce qui semble utopique voire irréaliste. Toutefois elles pourront toutefois fusionner avec une autre liste, à condition de jouer le jeu des alliances si elles obtiennent au moins 5 % des suffrages.
Serait-ce une simple galéjade à la française ; avec ce fameux jeu, parfois de dupes, des alliances, l'initiative mérite d'être suivie de façon sérieuse d'autant plus que l'absentéisme est important en France et que les français n'aiment pas mais alors pas du tout que l'on touche à leurs libertés individuelles dont Internet fait désormais grandement parti.

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