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Date de mise en ligne : 03/11/2008.
Edito
La crise économique pourrait avoir des conséquences insoupçonnées pour les internautes friands d'applications 2.0, et tout particulièrement les professionnels de l'information. Nous pourrions voir en effet disparaître un certain nombre d'entreprises proposant des services en ligne... et avec elles une partie du fruit de nos pérégrinations virtuelles, dont la perte aurait un écho bien réel sur notre activité.
Les conseils et réflexions de Serial Mapper et Pierre-Yves Debliquy sont donc les bienvenus pour nous faire prendre conscience des risques encourus à confier nos données à quelques acteurs du Web dans un contexte économique aussi précaire. Serial Mapper s'appuie comme à son habitude sur une carte heuristique, sur laquelle il a listé toutes les applications 2.0 dont il se sert au quotidien : lecteur de flux RSS, boîte mail, gestionnaires de liens, plateforme de blog, etc. Il nous conseille de faire de même pour établir un état des lieux précis de notre dépendance à ces outils ; l'exercice peut donner le tournis aux gros consommateurs ! L'étape suivante consiste à s'interroger sur les conséquences de l'éventuelle disparition de chacun de ces services ("bon débarras, regrettable, inacceptable" propose-t-il en guise de typologie sommaire), puis d'organiser la "parade" en n'oubliant pas de s'assurer d'un format de stockage des données le plus ouvert possible. L'opération peut s'avérer fastidieuse ; on pensera notamment à l'impressionnant travail de la BU Paris IV-Sorbonne sur Delicious (plus de 3 000 liens !), qu'on espère sauvegardé en lieu et format sûrs. On pensera aussi au partenariat de la bibliothèque de Toulouse avec Flickr pour la valorisation d'un fonds photographique. Et, pour s'en tenir aux pratiques les plus communes, on pensera à tous les internautes utilisant un webmail, un agrégateur de flux (perdre le flux n'est pas en soi important. C'est reconstituer la collection de flux qui peut vite devenir un affreux casse-tête !), ou bien encore des outils bureautiques en ligne... même s'il est assez peu probable que Google disparaisse du jour au lendemain de la Toile !
Il n'empêche que sans tomber dans l'alarmisme, mieux vaut être vigilant et prévoyant, comme d'ailleurs tout utilisateur de l'informatique devrait l'être. J'écris bien "devrait", car dans les faits, à trop se reposer sur nos directions informatiques qui organisent efficacement (on l'espère !) la sauvegarde de nos données, on en oublierait d'être nous-mêmes aussi rigoureux à titre personnel, qu'il s'agisse des fichiers stockés sur nos ordinateurs "privés" ou des données que nous disséminons çà et là dans les méandres du Web 2.0...

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