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Pervigilo ergo sum : je veille donc je suis (professionnel de l'information) (15/08/2008)

Date de mise en ligne : 15/08/2008.

Edito

Documentation

L'été a beau battre son plein, les cerveaux des professionnels de l'information n'ont pas pour autant cessé de bouillonner ! A l'invitation de Daniel Bourrion dans son billet "Vigies du Net", plusieurs collègues se sont exprimés sur leurs pratiques de veille au quotidien et plus largement sur la façon dont ils envisagent la "veille métier".

Partant du constat qu'il n'existe pas à proprement parler de veille collective organisée - que ce soit à l'échelle de sa BU ou à celle de son réseau professionnel - il s'interroge à la fois sur la place "officielle" donnée à la veille professionnelle dans les fiches de postes des bibliothécaires et sur l'opportunité de confier la fonction "veille métier" à une personne ressource identifiée comme veilleuse au sein de son équipe. Une vingtaine de commentaires ont tenté de répondre à ses questions, ou du moins de faire avancer la réflexion collective sur ce sujet. Il en ressort que :

- Même si la veille n'est pas systématiquement inscrite dans les fiches de poste des uns et des autres, elle n'en est pas moins une activité vitale pour tout professionnel. Si la veille n'apparaît pas toujours noir sur blanc dans les fiches de poste, c'est donc sans doute parce que la veille métier est (doit être) une évidence pour chacun, et pas uniquement dans le domaine de l'infodoc.
- La veille réalisée par une seule personne n'est pas la panacée ; au contraire, une forme de veille "décentralisée", répartie entre les différents acteurs d'un réseau (un service, un groupe de service, un réseau profesionnel...), semble plus productive, à condition que s'instaure une bonne communication entre les individus car sans cela, pas de partage possible.
- Organiser une veille collective n'est pas simple : les projets et les attentes des uns et des autres évoluent et définir un périmètre pertinent nécessite des ajustements permanents. D'où encore une fois la nécessité de bien communiquer entre les différents veilleurs. Par ailleurs, cette veille collective ne peut concerner qu'un dénominateur commun aux différents acteurs. Elle ne pourra donc jamais pleinement satisfaire les besoins individuels de l'équipe de veilleurs. En effet, comme écrit en commentaire, la veille est avant tout une "cuisine personnelle".
- La synthèse des activités de veille fait dans l'ensemble cruellement défaut. Veiller prend déjà individuellement énormément de temps, comme le soulignent Daniel Bourrion et Bernard Majour dans son commentaire, extraire la substantifique moëlle, le "jus informatif" de cette veille aussi. Or, si à titre personnel on fait mentalement la synthèse de ce qu'on a lu, il serait utile de synthétiser ces lectures et repérages pour partager efficacement l'information et au final gagner collectivement un temps précieux.

Et quoi de mieux pour organiser une veille efficace que de commencer par repérer et apprendre à utiliser les bons outils ? Quelques pistes sur le blog du Centre de ressources des espaces publics numériques de Wallonie.

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