Associations mode d'emploi

Accueil > Magazines > Associations mode d'emploi

Associations mode d'emploi

Associations mode d'emploi , le mensuel de référence des professionnels et bénévoles associatifs.
Chaque mois tout ce dont dont vous avez besoin pour bien gérer votre association : L'actualité, pour ne manquer aucune information importante du secteur associatif ; Le juridique pour vous aider à clarifier votre vision sur des sujets complexes ; L'argent, pour optimiser les finances de votre association ; Les partenariats, pour vous accompagner dans vos relations avec les collectivités locales et les pouvoirs publics; les différents secteurs d'activités (sport culture, social...) pour une information plus ciblée ; et enfin les ressources humaines, pour gérer vos salariés et motiver vos bénévoles.

Ajouter au panier Vous abonner (voir tarif )
(Règlement par CB, chèque bancaire ou mandat administratif)

A partir de :

85 €

[INTERVIEW] Yannick Blanc : Une manifestation peut avoir lieu si les conditions de sécurité sont réunies

Article du numéro 174 - 10 décembre 2015

Associations et actualités

Interview de Yannick Blanc, préfet du Val-d'Oise et président de la Fonda


Quelles sont les onséquences de l'état d'urgence pour les manifestations organisées par les associations ?

D'un point de vue juridique, l'état d'urgence permet au préfet d'interdire toute manifestation sur la voie publique et même de restreindre la circulation dans certaines zones. Mais, au-delà du pouvoir exceptionnel donné au préfet, il faut comprendre l'enjeu : nous devons à la fois limiter la vulnérabilité du pays face à la menace terroriste et permettre le retour à la normale de la vie publique. La règle pragmatique, dès lors que la phase aiguë d'interdiction générale est levée, est donc qu'une manifestation peut avoir lieu si les conditions de sécurité sont réunies. Dans une salle, il faudra filtrer les entrées et faire ouvrir les sacs. À l'extérieur, on ne pourra pas maintenir les manifestations de grande ampleur, comme la Fête des lumières à Lyon. Mais les compétitions sportives, par exemple, doivent évidemment reprendre.


Y aura-t-il des autorisations spéciales à demander ?

Non, il n'y a pas de régime d'autorisation mais seulement un pouvoir d'interdiction si les circonstances le justifient. Il faut donc systématiquement se concerter avec le maire avant d'organiser une manifestation. Le pouvoir d'interdire ou d'annuler des manifestations appartient exclusivement au préfet, mais nous sommes en contact permanent avec les maires, et c'est donc le maire qui est le bon interlocuteur pour les associations.


Comment concilier « continuer à vivre » et état d'urgence ?

C'est tout l'enjeu des trois mois que nous avons devant nous. Faisons preuve de bon sens, de vigilance, d'esprit civique. Songeons que policiers et gendarmes sont sous une pression énorme et qu'il faut éviter de les solliciter pour des broutilles. Rapprochons-nous, consultons-nous davantage. Par exemple dans ma préfecture du Val-d'Oise, il y a un numéro de téléphone unique qui permet aux maires et à leurs services de signaler tout problème et de poser toute question relative à la sécurité et à l'état d'urgence. Nous sommes disponibles 24 heures sur 24. Mais au-delà de la sécurité, il faut que la société civile aussi se mette en état d'urgence et que les associations s'unissent et prennent des initiatives pour faire vivre l'esprit civique contre la fascination de la terreur. Aujourd'hui, il n'y a pas de zone de non-droit, mais il y a des zones de non-société : c'est là qu'il faut aller faire vivre ou revivre le fait associatif. L'état d'urgence n'a pas abrogé la circulaire Valls : les préfets sont là pour soutenir et accompagner ces initiatives !

Téléchargez l'interview complète

Tous les articles d'Associations mode d'emploi n° 174

Envoyer cette page à un ami

Soyez le premier à rédiger un commentaire !

Tous les articles du numéro 174

Téléchargement

Téléchargez ce contenu (format PDF, 490.79 Ko) .