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II • Honneurs militaires

Fiche pratique n° 18 CÉRÉMONIE COMMÉMORATIVE DE L’APPEL DU 18 JUIN À PUTEAUX, HOMMAGE À JOSÉPHINE BAKER ET À LA FONDATION DE LA FRANCE LIBRE

 

Il est des mots, des discours, qui font basculer l’Histoire et inscrivent ceux qui les ont prononcés dans la légende des siècles. L’Appel du 18 juin fait partie de ceux-là. Alors que le destin de la France est en train de vaciller, un certain général de Gaulle lance un appel aux Français sur les ondes de la BBC : « L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! … Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. »

Si les répercussions de cet appel ne furent pas immédiates, il demeure pour l’Histoire l’acte mythique et fondateur de la France libre. C’est un appel solennel à l’insoumission et à la résistance, lancé avant tout aux militaires français et aux ouvriers spécialisés des industries d’armement. C’est un appel à la désobéissance : « Rien d’audacieux n’existe sans la désobéissance ! » disait Jean Cocteau. C’est un cri de révolte, construit, argumenté, qui exhorte dans un même temps ses compatriotes à rester debout, à résister, à conserver leur fierté et à combattre pour leur liberté. La lutte peut et doit continuer. « La France n’est pas morte ! », comme le disait si bien André Malraux.

 

Alors que la France se livrait pieds et poings liés au Reich, l’Appel du 18 juin incarnait la continuité de la « République qui n’a jamais cessé d’être », comme le dira le Général dans ses Mémoires de Guerre. Car ces quelques mots radiophoniques et les perspectives qu’ils ont tracées ont permis à la France de sauvegarder son honneur.

 

C’est à travers cet appel que la ville de Puteaux a souhaité, dans le cadre de sa politique du devoir de mémoire, rendre un hommage appuyé à Madame Joséphine Baker et à l’Association des Français libres, devenue la Fondation de la France libre.

 

A - L’Association des Français libres

 

La guerre terminée, la victoire obtenue, ceux qui avaient répondu à l’appel du général de Gaulle et avaient signé un engagement pour la durée de la guerre ont très naturellement voulu conserver un lien pouvant leur permettre de se retrouver.

C’est dans ce but que le général de Gaulle décidait, dès l’automne 1945, de la création de l’Association des Français libres. Il en fut le président d’honneur. Très nombreux furent ceux qui, ayant combattu officiellement ou dans la clandestinité, adhèrent à cette association ayant, d’une part, un caractère d’entraide sociale et, d’autre part, la responsabilité de rappeler le passé des Français libres en des occasions symboliques.

Plusieurs années plus tard, consciente de la nécessité de poursuivre le devoir de mémoire, l’association décida, à l’unanimité, de créer une fondation héritière. C’est ainsi que la Fondation de la France libre fut officiellement reconnue d’utilité publique par décret du 16 juin 1994 (NOR: INTA9400269D).

 

Aujourd’hui, ce sont 3 700 participants à la Fondation qui peuvent ainsi apporter leur concours aux manifestations et aux projets entrant dans le cadre du devoir de mémoire.

 

La Fondation de la France libre a ainsi pu initier la prise en charge du Concours national de la résistance et de la déportation qui, exceptionnellement, en 2004, pour l’anniversaire des débarquements, avait pour thème « Les Français libres ». Dans ce but, elle a édité un remarquable document pédagogique tiré à plus de 70 000 exemplaires, destiné aux écoles, collèges et lycées.

 

B - Joséphine Baker, une résistante de la France libre

 

Certains connaissent Joséphine Baker, la célèbre meneuse de revue à Paris avant la guerre. Il y a donc l’actrice, la chanteuse… mais il y a aussi la résistante, qui rejoint dès le début les Forces françaises libres à Londres. Elle recevra la Croix de guerre avec palme, la médaille de la Résistance avec rosette, la médaille de la France libre et la Légion d’honneur.

 

« En effet, dès le début de la guerre, Joséphine Baker se montre une ardente patriote. Devenue française par son mariage, en 1937, avec Jean Lion (de son vrai nom Levy), un industriel juif, elle décide d’entrer en résistance contre les nazis et refuse de chanter à Paris tant que les Allemands y seront. Elle a plus de 4 000 filleuls de guerre. Chaque soir, elle assure la gestion à ses frais d’un centre d’accueil de réfugiés à la gare du Nord. À l’aube, elle regagne au Vésinet sa maison lointaine. Avant de se coucher, elle s’astreint encore à une longue prière. Elle dort quelques heures et dès qu’elle a pris son bain, elle s’assoit à une table dans sa chambre ; elle écrit à ses soldats. Puis elle s’occupe de la préparation des colis qu’elle leur destine et finance elle-même.

Elle effectue dès 1939 plusieurs tournées le long de la frontière nord-est pour motiver les troupes.

 

En septembre 1939, Daniel Marouani, frère de l’agent de Joséphine Baker, la présente à Jacques Abtey, officier du 2e Bureau, le service de renseignements de l’Armée. Abtey, qui était chef du contre-espionnage militaire à Paris au moment de la déclaration de guerre, est alors chargé de recruter des « honorables correspondants » des personnalités bénévoles et dignes de confiance susceptibles de se rendre partout sans éveiller les soupçons afin de recueillir des renseignements sur l’activité des agents allemands.

 


Jacques Abtey relate ainsi leur rencontre, à la villa « Beau Chêne » du Vésinet : « Grande fut ma surprise lorsque je l’aperçus… Nous avancions par l’allée du parc, lorsque nous entendîmes un joyeux « Hello ! » Puis ce fut l’apparition, au-dessus des buissons, d’un feutre ratatiné… Souriant de toutes ses dents, elle était là, une main dans la poche d’un vieux pantalon, l’autre tenant une vieille boîte de conserve rouillée remplie d’escargots… Je fus, dès le commencement de notre conversation, saisi par l’étrange rayonnement de mon interlocutrice, parlant sans rechercher d’effet, d’une voix douce, égale… Je dus faire un effort afin de ne pas laisser paraître mon émotion quand elle me parlait de la France, son pays d’adoption : « C’est la France qui m’a fait ce que je suis, je lui garderai une reconnaissance éternelle. La France est douce, il fait bon y vivre pour nous autres gens de couleur, parce qu’il n’y existe pas de préjugés racistes. Ne suis-je pas devenue l’enfant chérie des Parisiens ? Ils m’ont tout donné, en particulier leur cœur. Je leur ai donné le mien. Je suis prête, capitaine, à leur donner aujourd’hui ma vie. Vous pouvez disposer de moi comme vous l’entendez. »

 

Il est alors convenu que Joséphine Baker se servira de ses relations pour se faire inviter aussi souvent que possible dans les cocktails donnés dans les ambassades afin d’y recueillir des informations sur les troupes ennemies. Elle réussit ainsi à obtenir, lors de réceptions données dans les ambassades d’Italie et du Portugal, de précieux renseignements sur les mouvements des troupes allemandes et les intentions de Mussolini au début de la guerre.

 

Titulaire d’un brevet de pilote, elle rejoint, pour masquer son engagement dans le contre-espionnage, les Infirmières pilotes secouristes de l’air (IPSA) et accueille des réfugiés de la Croix-Rouge. Début 1940, sur l’avis de Jacques Abtey, Joséphine Baker quitte Le Vésinet pour le château des Milandes en Dordogne, où se formera autour d’elle un noyau de résistants.

 

Lorsque le général de Gaulle lance son Appel du 18 juin 1940, elle accepte avec enthousiasme de servir de couverture à Jacques Abtey, qui a reçu pour mission de transmettre aux services de renseignements de la France Libre, les renseignements recueillis en zones occupées sur les positions allemandes. Jacques Abtey voyagera sous la fausse identité de Jacques Hébert comme « artiste » qui « accompagne Madame Joséphine Baker », selon la mention portée sur son visa. Les renseignements sont transcrits en langage chiffré et à l’encre sympathique sur les partitions musicales.

 

Soupçonnée par les Allemands de cacher des armes, Joséphine fait preuve d’un grand sang-froid lorsque ceux-ci demandent à perquisitionner sa propriété des Milandes, alors qu’elle y héberge des résistants : « Je pense que Monsieur l’officier ne peut être sérieux. Il est vrai que j’ai des grands-parents Peaux-Rouges mais il y a bien longtemps qu’ils ont enterré la hache de guerre, et s’il y a une danse que je n’ai jamais dansée, c’est bien la danse de guerre. »

 

En 1941, Joséphine Baker et Jacques Abtey sont tous deux envoyés en Afrique du Nord en mission pour la France Libre. Alors que Jacques Hébert ne parvient pas à obtenir de visa, Joséphine Baker part seule en Espagne donner des représentations et revient avec des notes d’information qu’elle épingle dans son soutien-gorge. Elle évoque cette anecdote avec malice : « C’est très pratique d’être Joséphine Baker. Dès que je suis annoncée dans une ville, les invitations pleuvent à l’hôtel. À Séville, à Madrid, à Barcelone, le scénario est le même. J’affectionne les ambassades et les consulats qui fourmillent de gens intéressants. Je note soigneusement en rentrant… Ces papiers seraient sans doute compromettants si on les trouvait. Mais qui oserait fouiller Joséphine Baker jusqu’à la peau ? Ils sont bien mis à l’abri, attachés par une épingle de nourrice. D’ailleurs, mes passages de douane s’effectuent toujours dans la décontraction… Les douaniers me font de grands sourires et me réclament effectivement des papiers… mais ce sont des autographes ! ».

 

En juin 1941, Joséphine Baker tombe gravement malade. Son hospitalisation, qui durera 19 mois, ne met pas un terme à son activité de renseignement, bien au contraire puisque sa chambre devient un centre d’échange d’informations secrètes. Elle s’emploie également à convaincre tous les officiels américains qu’elle rencontre de soutenir le général de Gaulle et la France libre.
Lors du débarquement des Américains en Afrique du Nord, le 11 novembre 1942, elle quitte sa chambre d’hôpital pour vivre l’événement tant attendu.

À peine rétablie, Joséphine Baker part soutenir le moral des troupes et organise des spectacles en remettant à l’armée française l’intégralité de ses cachets. Entre 1943 et 1944, elle mettra à la disposition des œuvres sociales de l’armée de l’air plus de 10 millions de francs.

 

Au Haut Commandement des troupes, elle propose de donner des spectacles partout où on lui demande d’aller, finançant elle-même ses tournées. Elle parcourt des dizaines de milliers de kilomètres en jeep à travers les déserts pour donner des spectacles dans les camps isolés de l’armée et dans les villes d’Alger, Agadir, Fez, Tunis, Benghazi, Alexandrie, Le Caire, Jérusalem, Haïfa, Damas et Beyrouth, partageant le quotidien des soldats avec ses risques et ses contraintes, au prix de sa santé.

 

Lors de son passage à Alger en 1943, le général de Gaulle, reconnaissant, lui offre une petite Croix de Lorraine en or, qu’elle vend par la suite aux enchères pour la somme de 350 000 francs au profit exclusif de la Résistance.

 

Après ses très nombreuses missions en Afrique, Joséphine Baker est officiellement engagée pour la durée de la guerre à Alger, le 23 mai 1944, dans l’armée de l’air. Elle devient alors sous-lieutenant, rédactrice première classe, échelon officier de propagande. Elle est affectée à l’état-major général de l’air et précisément à la direction des formations féminines administrées par le quartier Hélène Boucher. Le 6 juillet 1944, le commandant Bortzmeyer détache le sous-lieutenant Baker à la sixième sous-section administrative, service des « liaisons secours ». Le 11 juillet, le ministre de l’Air confirme cette mutation et affecte Joséphine Baker au bataillon de l’air 117. En octobre 1944, Joséphine Baker est de retour à Paris, pour peu de temps. Elle est chargée par le général de Lattre de Tassigny de suivre la première armée française au fur et à mesure de son avance dans les pays libérés afin de chanter et de recueillir de nouveaux fonds. Le secours aux sinistrés qu’elle récolte ainsi approche les deux millions de francs.

 

Le 6 octobre 1946, elle reçoit, en présence de Mme de Boissieu, fille du Général de Gaulle, la médaille de la Résistance avec rosette. La médaille de la France Libre et la médaille de la commémoration de la Guerre 39-45 viennent compléter la distinction que représente la médaille de la Résistance. Les autorités militaires manifesteront cependant beaucoup de réticence à reconnaître son action, rejetant à deux reprises, en 1947 et en 1949, la proposition de sa nomination comme chevalier de la Légion d’honneur. Il faudra l’intervention du général Billotte, chef d’état-major particulier du général de Gaulle, du général Bouscat, chef d’état-major général de l’armée de l’air et d’Alla Dumesnil-Gillet, supérieure hiérarchique de Joséphine Baker en Afrique du Nord, qui rédigent des rapports sur ses états de service pendant la guerre, pour que Joséphine Baker obtienne enfin la reconnaissance officielle qu’elle mérite pour son engagement patriotique.

 

Par décret du 9 décembre 1957, elle est faite chevalier de la Légion d’Honneur et reçoit la Croix de guerre avec palme. Le texte du décret est édifiant : « Dès 1939, se met en rapport avec les services du contre-espionnage, fournissant de précieux renseignements, notamment sur l’éventualité de l’entrée en guerre de l’Italie, sur la politique du Japon et sur certains agents allemands à Paris. En octobre 1940, se met en rapport avec un officier du 2e Bureau. D’un courage et d’un sang-froid remarquables, transporte des messages secrets et continue à fournir des renseignements très utiles aux services alliés de l’intelligence service. Mobilisée pour la Croix-Rouge, se dépense sans compter. Quitte Paris pour la Dordogne, soupçonnée par les Allemands de cacher des armes, une perquisition est opérée dans sa propriété, fait preuve d’un courage et d’un sang-froid remarquables. Afin de faciliter le départ d’agents de renseignements pour l’Angleterre, monte une troupe artistique composée uniquement de gens désireux de rallier les FFL ; passe en Espagne, soi-disant à destination du Brésil. À Lisbonne, reçoit un télégramme de Londres lui demandant d’organiser en France un nouveau service de renseignements. Rejoignant Marseille, mise en rapport avec un agent de renseignements, est obligée de reprendre son activité artistique. Voulant quitter le sol de France, part au Maroc en 1941, collabore avec les mouvements de Résistance française. Invitée dans les ambassades et les consulats lors d’une tournée en Espagne, recueille de précieux renseignements. Dès le débarquement allié en Afrique du Nord, à peine remise d’une longue maladie, s’engage dans les Formations féminines des FAFL. Envoyée au Moyen-Orient, met son talent, son énergie au service des combattants français et alliés. Suit le corps expéditionnaire français en Italie. Belle figure de la femme française au service de la Résistance. » »


(Source : Alain-Marie Foy et Jean-Marie Dumont, Hommage à Joséphine Baker, Bulletin municipal du Vésinet n° 31, juin 1975)

 

Au lendemain de la Libération, elle se consacre à sa grande idée : montrer que le racisme est la honte de l’humanité. Elle adopte des enfants qui en étaient les victimes : Akio le Coréen, Louis le Colombien, Jaari le Finnois, Jean-Claude, Marianne et Noël, les Français, Brahim l’Arabe et Moses l’Israélien, Jannot le Japonais et Mara l’Indien du Venezuela, Cokoffi l’Africain… Pour loger « ses enfants », elle acquiert le domaine des Milandes, en Dordogne. Elle y accueille les enfants de toutes origines qu’elle a adoptés et qu’elle appelle sa « tribu arc-en-ciel ». Dans ce domaine où elle emploie un personnel nombreux, elle engloutit toute sa fortune et multiplie les concerts pour poursuivre son œuvre.

 

Alors que Joséphine Baker est pratiquement ruinée, la princesse Grace de Monaco, amie de la chanteuse, d’origine américaine et artiste comme elle, l’aide à obtenir un logement pour le reste de sa vie et l’invite à Monaco pour des spectacles de charité.

 

Au cours d’une ultime revue à Bobino en 1975, elle tombe malade et meurt des suites d’une hémorragie cérébrale le 12 avril 1975. Elle sera la première femme d’origine américaine à recevoir les honneurs militaires français à ses funérailles.

 

C - Méthodologie de l’action

 

Après la présentation du projet à la Fondation de la France Libre et aux enfants de Joséphine Baker et obtention de leur accord, nous avons pu mettre en place la cérémonie. Lors de son passage à Alger en 1943, le général de Gaulle, reconnaissant, avait offert à Joséphine Baker une petite croix de Lorraine en or qu’elle avait revendue aux enchères au profit exclusif de la Résistance. À ce titre et forte de ce symbole, 74 ans plus tard, la Fondation de la France libre remettra officiellement, lors de la cérémonie, une croix de Lorraine en or aux enfants de Joséphine Baker. Il faut également savoir que Joséphine Baker était adhérente de l’Association des Français libres.

 

1. La communication

 

Nous avons demandé à nos deux partenaires (Fondation de la France libre et famille Baker) de bien vouloir nous communiquer leur liste d’invités.

 

Réalisation d’un courrier d’invitation personnalisé à l’attention des invités de nos partenaires.

 

Réalisation du carton d’invitation :

- insertion dans le carton d’invitation de la présence de S.E. M. Claude Cottalorda, ambassadeur de la Principauté de Monaco en France. En effet, M. Akio Bouillon, fils de Joséphine Baker, a souhaité que l’on convie Son Excellence. Suite à sa confirmation, nous avons donc protocolairement annoncé sa venue. La venue de Son Excellence témoigne de la profonde amitié qui lia deux enfants du Nouveau Monde, Joséphine Baker et la princesse Grace de Monaco. Alors que Joséphine Baker éprouve de graves difficultés financières à la fin de sa vie, la princesse Grace, amie de la chanteuse, l’aide à s’offrir un logement à Roquebrune pour le reste de sa vie et l’invite à Monaco pour des spectacles de charité qui lui permettront de remonter sur scène. Le prince Rainier III et la princesse Grace figureront aussi parmi les mécènes d’une rétrospective de sa carrière, « Joséphine à Bobino » ;

- insertion du logo de la Fondation de la France libre.

 

Réalisation des affiches annonçant la cérémonie.

 

2. Le protocole

 

Nous avons été confrontés à une situation protocolaire assez délicate : lors d’une cérémonie patriotique, seul le drapeau aux couleurs de la France est installé. Pour la venue de S.E. M. Claude Cottalorda, ambassadeur de la Principauté de Monaco en France, nous avons donc décidé d’installer également, près du pupitre, les drapeaux aux couleurs de la France et de la Principauté de Monaco. Cette démarche marque le respect de notre ville à sa venue. En revanche, nous n’avons pas effectué de levée des couleurs de la Principauté.

 

3. L’organisation de la cérémonie

 

a) Comment rendre la cérémonie plus vivante

 

Pour rendre cet hommage à Joséphine Baker, nous avons souhaité insérer des chansons interprétées par l’artiste. Cette démarche rendait d’ailleurs la cérémonie plus vivante et plus rythmée. Trois chansons ont été retenues :

- « J’ai deux amours », chanson créée en 1930 par Joséphine Baker avec des paroles de Géo Koger et Henri Varna sur une musique de Vincent Scotto. Cette chanson illustre l’amour de Joséphine Baker pour sa ville adoptive et, par là même, pour la France. Cette chanson a souvent été interprétée lors de ses tournées pour soutenir les soldats ;

- « Quand je pense à ça » ;

- « Fleurs de Paris », chanson française de 1944, dont les paroles sont de Maurice Vandair et la musique d’Henri Bourtayre. C’est un hymne à la libération, un chant patriotique qui exprime la joie de la liberté retrouvée après quatre années d’occupation.

 

b) Le choix de l’artiste

 

Il nous fallait trouver une artiste qui possédait un très beau timbre de voix. Nos recherches se sont arrêtées à Ophélie Crispin. Après le conservatoire de musique et de danse où elle étudie le solfège, le saxophone et suit des cours de chant, elle est repérée par Kamel Ouali qui lui propose d’intégrer la troupe des « Dix commandements ». Pendant les deux années qui ont suivi, Ophélie, sur scène tous les soirs, suit en parallèle une formation de danse pluridisciplinaire à l’Académie internationale de danse à Paris. Elle rejoint alors l’équipe de danseuses de Kamel Ouali avec laquelle elle enchaîne une tournée mondiale. Elle participe ensuite, aux côtés de Lorànt Deutsch et Mélanie Doutey, à une adaptation du « Songe d’une nuit d’été », mise en scène par Nicolas Briançon. En 2013, Ophélie le retrouve sur son nouveau spectacle cabaret en ouverture du festival d’Anjou. Parallèlement, elle signe avec la maison de disques Universal Music avec son groupe Nossa. Elle rejoint ensuite la comédie musicale « Timéo ».

 

c) Le déroulement de la cérémonie

 

Chanson « J’ai deux amours »

Levée des couleurs

La « Marche de la 2e DB »

Discours de Mme Simone Mansat, présidente de l’Association pour la mémoire et le souvenir du général de Gaulle

Le « Chant des partisans »

Lecture du texte de l’Appel du 18 juin 1940 par les enfants du conseil communal des jeunes

Chanson « Quand je pense à ça »

Lecture du message de M. Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, par M. Franck Cavayé, adjoint au maire chargé des anciens combattants

« Rhin et Danube »

Discours de Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux

Remise de la médaille d’honneur de la Ville au président de la Fondation de la France libre

Discours du président de la Fondation de la France libre

Remise de la croix de Lorraine par le président de la Fondation de la France libre à MM. Akio et Brahim Bouillon, enfants de Joséphine Baker

Remise de la médaille d’or de la Ville par Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, à MM. Akio et Brahim Bouillon

Discours de M. Akio Bouillon

Chanson « Fleurs de Paris »

Dépôt de gerbes

« Sonnerie aux Morts », suivie d’une minute de silence

« La Marseillaise », interprétée par l’Industrielle et Patrick Foucher

Salutations aux porte-drapeaux par les autorités

Invitation au verre de l’amitié dans le Parc du Moulin

 


D - Conclusion

 

À travers cet Appel, nous rendons un hommage appuyé à tous ceux qui y ont répondu. Joséphine Baker fut un modèle de courage. Elle incarnait l’esprit des Forces françaises libres qui, dans l’ombre, s’est fait le relais de ce vent d’espoir. Son exemple nous enseigne qu’il n’y a pas de fatalité à la soumission. Et que les femmes et les hommes peuvent choisir leur destin.

 

La politique du devoir de mémoire de la ville de Puteaux réaffirme ainsi l’immense respect que nous portons collectivement à tous ces combattants de la liberté qui ont contribué à sauvegarder l’honneur de la France.

 

Nordine CHOUF

Directeur des relations publiques et du protocole de la ville de Puteaux


 

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