La Lettre du cadre territorial

Le magazine des professionnels de la gestion territoriale.

Accueil > Magazines > Lettre du cadre

La Lettre du Cadre Territorial

Un magazine à destination des cadres de la filière administrative qui balaye l'ensemble des questions managériales et décrypte l'actualité dans les domaines RH, finances et juridiques sur un ton impertinent, engagé et incisif.

Ajouter au panier Vous abonner (voir tarif )
(Règlement par CB, chèque bancaire ou mandat administratif)

A partir de :

129 €

Prix de l'Ethique 2010 : l'altérité comme valeur

Article du numéro 412 - 01 décembre 2010

La lettre numérique

La Lettre du cadre a remis jeudi 25 novembre à la journaliste Florence Aubenas le prix de l'Ethique 2010, notamment pour son livre "Le quai de Ouistreham". Une occasion de rappeler que les valeurs de la Territoriale sont la proximité, la solidarité et le service public.

Ecouter les podcasts de Florence Aubenas, prix de l'Ethique 2010 et de Patrick Doutreligne, président du jury et prix de l'Ethique 2009, à l'occasion de cette remise de prix.

Envoyer cette page à un ami

Soyez le premier à rédiger un commentaire !

Tous les articles du numéro 412

Télécharger cet article en PDF

Le prix de l'éthique en images


"L'éthique entraîne la recherche d'un idéal de société et de conduite de l'existence". C'est une des définitions qu'a retenue Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, lauréat du prix 2009, avant de remettre le prix 2010 de l'Ethique à Florence Aubenas.

A l'instar du bois qui réchauffe quand on le coupe, quand on le range et quand on le brûle, le prix de l'Ethique réchauffe le c½ur trois fois poursuivit-il avec malice. "Quand on reçoit le prix, - on se dit lors que la façon dont on défend nos valeurs est reconnue et appréciée. Lors de la présidence du jury, quand on défend celui ou celle qui paraît convenir  le plus à ce prix. Quand enfin on remet le prix et prépare son intervention."

Florence Aubenas raconte dans son livre "Le quai de Ouistreham" l'expérience de travailleur précaire inscrite au chômage qu'elle a menée pendant six mois, comme femme de ménage, près de la ville de Caen.

Selon Patrick Doutreligne, l'expérience de Florence Aubenas a bouleversé les pré-acquis qui fleurissent certains discours politiques, comme le fait de ne pas se lever le matin ou de préférer les allocations chômage au travail... Il souligne toute l'humanité et la compréhension dont a fait preuve la journaliste dans la description des conditions de vie des travailleurs précaires.

"La précarité aujourd'hui" répondra la journaliste, "c'est non pas un emploi mais cinq employeurs, une amplitude horaire de cinq heures du matin à onze heures du soir, et un temps de trajet entre les différents emplois qui excède le temps de travail. Pour  720 euros par mois dans le meilleur des cas."

Cet "inadmissible ordinaire" qui sévit dans notre pays riche et moderne, Emmanuel Cattiau, DGS de la ville de Magny-les-Hameaux (Yvelines), l'avait pointé dans son propos liminaire, en soulignant toute la difficulté qu'éprouvent au quotidien les agents des collectivités à mettre en place une solidarité de proximité (lire le propos introductif d'Emmanuel Cattiau pour le prix de l'Ethique). "Même si nous sommes des fonctionnaires, presque une insulte dans la bouche de certains, notre engagement dans le service public n'est pas étranger pour un grand nombre à la notion d'altérité. C'est l'un des moteurs de notre motivation et je le retrouve parmi de jeunes cadres qui intègrent nos collectivités."

"Je crois que c'est notre devoir à tous de privilégier un emploi durable et un emploi digne" conclura Florence Aubenas.


Le prix Ethique de la Lettre du Cadre

"Ce n'est pas par hasard que la Lettre du cadre et ceux qui la dirigent sont les instigateurs de ce prix" a rappelé Hugues Périnel, directeur éditorial et stratégie du Groupe Territorial, éditeur de la Lettre.

"Car la ligne rédactionnelle de ce magazine a toujours voulu donner de la fonction publique territoriale, et plus particulièrement de ses cadres, une image valorisante : celle de cadres compétents, impliqués dans leur métier, et pour qui les notions d'intérêt général, de service public demeurent réellement d'actualité.

Nous estimons qu'il y a des valeurs fondamentales pour notre société : la tolérance, le strict respect des libertés individuelles, la solidarité, l'égalité de chacun devant le service public, la défense de l'intérêt général, et de manière plus globale tout ce qui peut contribuer à valoriser l'être humain."


A lire

- L'édito, "Florence Aubenas, prix de l'Ethique 2010", de Matthias Pognici, newsletter Politique du 25/11/2010