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Article du numéro 394 - 01 février 2010
Éric Ciotti est député et président du conseil général des Alpes-Maritimes. Il est secrétaire national de l'UMP en charge des questions de sécurité. Tous les articles du numéro 394 |
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Éric Ciotti
est député et président du conseil général des Alpes-Maritimes.
Il est secrétaire national de l'UMP en charge des questions de sécurité.
La responsabilité parentale est une question majeure. Le Contrat de responsabilité parentale existe dans la loi sur la prévention de la délinquance de 2007 et j'ai tout simplement décidé de le mettre en œuvre. Je ne dis pas que la suppression des allocations doit être systématique. Lorsque les parents éprouvent de vraies difficultés à exercer leur responsabilité, des dispositifs d'accompagnement social peuvent les aider à y parvenir.
En revanche, s'il s'avère que leur déresponsabilisation est manifeste, alors, il faut envisager des ripostes plus contraignantes. Le retrait des allocations peut être une arme de dissuasion. En tant que président de conseil général, j'ai reçu 760 signalements du service de la protection de l'enfance en 2009. J'ai, depuis, mis en place onze contrats de responsabilité parentale. J'envisage d'atteindre le seuil des cent contrats en mars prochain.
J'en ai discuté ce matin (N.D.L.R., le 20 janvier) avec Martin Hirsch, nos positions ne sont pas si éloignées qu'on a voulu le faire croire. Nous avons convenu ensemble que l'absentéisme scolaire pouvait être le premier pas vers la délinquance. Enfin, en tant que député, j'envisage quelques adaptations législatives, comme la possibilité donnée aux parents de solliciter eux-mêmes la mise en place d'un contrat de responsabilité parentale ou l'amélioration du circuit des informations entre la justice et le conseil général.
Ceux qui font ce reproche d'inflation législative connaissent mal la délinquance et son mouvement perpétuel d'adaptation aux lois. C'est une guerre de mouvement permanente. Cette Lopsi II permettra entre autres de moderniser les outils des forces de l'ordre et d'étendre le champ d'intervention de la police scientifique et technique.
Pour l'heure, cette dernière n'intervient que sur les faits délictuels les plus graves. Avec la Lopsi II, elle pourra intervenir sur un cambriolage ou le vol d'une voiture avec, au minimum, trois prélèvements ADN susceptibles de faciliter l'élucidation des méfaits puisque le fichier national dénombre désormais 1,2 million d'empreintes digitales. La délinquance générale a baissé de 15 % depuis 2003, mais nous devons poursuivre l'effort.
Les conseils généraux jouent un rôle essentiel de proximité. Je considère que l'activisme de la communauté urbaine de Nice est un atout pour le département et nous sommes inscrits avec Christian Estrosi dans une logique de mutualisation des services. Nous anticipons la réforme en cours.
Je ne crois pas que les départements doivent disparaître, mais les compétences de chaque collectivité doivent être plus lisibles, au nom de la rationalisation des dépenses publiques.

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