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« Je veux créer un outil pour les centres de gestion»

Article du numéro 392 - 15 décembre 2009

Leader

Alain Imbert est adjoint au maire de Tassin-la-Demi-Lune et président du Centre de gestion de la fonction publique territoriale du Rhône. Il a été élu, le 15 octobre, président à titre provisoire de la structure préfigurant la création d'un groupement d'intérêt public (GIP) destiné à coordonner l'action des centres de gestion.

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Alain Imbert

Alain Imbert est adjoint au maire de Tassin-la-Demi-Lune
et président du Centre de gestion de la fonction publique territoriale du Rhône.
Il a été élu, le 15 octobre, président à titre provisoire
de la structure préfigurant la création d'un groupement d'intérêt public (GIP)
destiné à coordonner l'action des centres de gestion.


Avez-vous réussi à convaincre Alain Marleix de la pertinence de la création d'un GIP regroupant les CDG ?

J'ai réussi à le convaincre que la question - puisqu'il a été annoncé urbi et orbi par certains que le GIP n'allait jamais être créé - ­serait réexaminée en fonction des éléments juridiques que je vais lui fournir.
Le GIP, c'est la conséquence de la loi de 2007, qui transfère des missions du CNFPT aux centres de gestion. L'intérêt des centres de gestion est désormais de mutualiser au maximum l'organisation de ces concours et examens. Si on souhaite cette ­mutua­lisation, si l'on souhaite être le plus crédible possible, il faut une organisation publique : si le GIP n'est pas constitué, il faudra faire du multiconventionnel entre les 26 centres de gestion coordonnateurs. Avouez qu'il serait plus simple que nous organisions cela à travers un GIP.


Les centres de gestion sont très éclatés. La création d'une autorité pour les chapeauter vous paraît-elle opportune ?

Il faut moins une autorité qu'une mutualisation. Pensez qu'aujourd'hui, il y a 22 centres coordonnateurs qui se sont déjà reconnus dans le GIP. En créant ce GIP, nous avons bien sûr voulu qu'il y ait un collège des centres coordonnateurs, mais les centres non coordonnateurs ont aussi leur mot à dire. Aujourd'hui, 70 CDG, coordonnateurs ou non, se sont déjà reconnus dans cette ­démarche. En prenant cette initiative, nous avons voulu dépassionner le débat, entre CDG, comme entre droite et gauche.


Certains CDG n'ont que quelques agents et des moyens très limités pour apporter le meilleur service aux collectivités : y a-t-il une taille critique au-dessous de laquelle un regroupement serait nécessaire ?

Si cela doit se faire, cela sera à travers l'échelon régional et à la demande des collectivités et des centres de gestion eux-mêmes. Ce n'est pas à un niveau national ou à des centres coordonnateurs de décider pour ces CDG. C'est à ces derniers de voir décider où se situe le seuil critique pour être efficace.


À force de tensions entre les tenants d'une fédération et ceux d'un GIP, n'y a-t-il pas un risque d'éclatement des CDG ?

Au mois de décembre 2008, j'avais écrit à André Rossinot, alors président du CNFPT, comme la loi de 2007 ­demandait de le faire, pour lui proposer d'engager la discussion sur les transferts aux centres coordonnateurs, et avait envoyé une copie de ce courrier aux autres centres coordonnateurs. Quatre ou cinq d'entre eux m'avaient tout de suite proposé de mener ensemble les discussions. En avril, nous avions tenu une réunion avec des centres coordonnateurs et non coordonnateurs, où nous avions dit que, si un établissement public national était créé, un GIP n'aurait pas lieu d'être. Aujourd'hui, on ne peut pas dire que cet établissement public national soit sur les rails.
On veut systématiquement opposer le GIP à la fédération...


Mais cette opposition entre vous et la FNCDG existe...

Moi, j'essaie de construire un outil depuis un an. La fédération a une autre mission. Elle aurait pu prendre en charge cet outil, et je n'aurais alors sans doute pas lancé l'opération. Je conçois très bien que des centres de gestion puissent être membres à la fois du GIP et de la Fédération.


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