| Lettre du cadre | Techni.Cités | Tessolidaire | Profession territoriale | Fiches pratiques | Dossiers d'experts | Classeurs |
![]() |
ExpériencesFace au rôle social du sport, à l'évolution de la demande, à la médiatisation et aux enjeux d'argent, la ville de Tours (Indre-et-Loire) repense les grandes orientations de sa politique sportive. A l'horizon 2010, la commune mettra en place une nouvelle grille des subventions plus adaptée à cette nouvelle donne. La Lettre du Cadre Territorial numéro 379 (1er mai 2009) |
Télécharger cet article en PDF
Les amateurs savent combien les sports d'équipe placent souvent la capitale d'Indre-et-Loire sous les feux de l'actualité sportive (volley-ball en Pro A, hockey sur glace en Ligue Magnus et football en L2, notamment). Mais le sport à Tours se conjugue aussi au plaisir simple de courir en bord de Loire, ou de pratiquer l'un des nombreux sports nautiques qu'offrent les plans d'eau : aviron, canoë-kayak, dériveur, planche à voile...
Avec 17 000 sportifs licenciés hors scolaires, moins de 1 % qualifiés au haut niveau, 150 associations sportives dont 83 subventionnées, plus de 120 sites au total, la ville fait preuve d'une implication forte (laquelle représente 6 % du budget municipal). La volonté de soutenir activement et équitablement la vie des associations, les grands clubs, les événements sportifs et les compétitions, tout autant que les actions dans le milieu scolaire, les loisirs et la santé, représentent une orientation majeure de la commune. Selon Jean-Jacques Place, adjoint au maire chargé des sports (1), sont prioritaires « les moyens donnés d'abord à la pratique du sport à l'école, à travers le travail de nos éducateurs en milieu scolaire et ensuite au rôle social du sport en accompagnant la pratique des moins de 25 ans inscrits dans des championnats et des plus de 60 ans, dans une approche santé/bien-être ».
Mais essayer d'adapter au mieux ses réponses aux attentes du mouvement sportif n'est pas chose facile : « ne pas satisfaire une demande est aussitôt source, légitime ou non, de contestations ». Depuis trois ans, la ville a donc engagé un travail d'évaluation du coût de la pratique sportive. L'idée est de quantifier le coût moyen théorique par athlète, l'analyse ayant été effectuée sur 29 principales pratiques sportives. « Tout a été pris en compte : la licence, le matériel, les assurances, les dépenses de fonctionnement de la structure d'accueil, l'hébergement, les participations versées à la collectivité (charge de personnel, chauffage, entretien, etc.) et le niveau de championnat dans lequel l'équipe ou le sportif est inscrit » résume Jean-Jacques Place. Objectif de cette démarche : avoir une idée claire des coûts réels supportés par une association sportive locale dans une discipline spécifique.Cette approche témoigne des disparités de coûts de fonctionnement entre les différentes disciplines sportives et va constituer la matrice de référence dans l'attribution des subventions. Pour l'adjoint, la donne est claire :
« atteindre une meilleure répartition des aides ». L'élu souligne que les projections pourront intégrer des paramètres essentiels comme le rôle social, la dynamique d'animation dans la ville, le niveau de jeu des équipes et des sportifs en compétition et les efforts entrepris dans le domaine du développement durable. Autant d'éléments qui pourraient être appliqués dans les nouvelles grilles à l'horizon 2010. Un travail exemplaire qui témoigne de la volonté de la ville de privilégier l'intérêt du plus grand nombre en matière de politique sportive.
1. Tours Infos, mars 2009, n° 106.
Contact : mairie Tours, 02 47 21 60 00
