La Lettre du cadre territorial

Le magazine des professionnels de la gestion territoriale.

Accueil > Magazines > Lettre du cadre

La Lettre du Cadre Territorial

Un magazine à destination des cadres de la filière administrative qui balaye l'ensemble des questions managériales et décrypte l'actualité dans les domaines RH, finances et juridiques sur un ton impertinent, engagé et incisif.

Ajouter au panier Vous abonner (voir tarif )
(Règlement par CB, chèque bancaire ou mandat administratif)

A partir de :

115 €

Mobilier urbain : halte aux gaspillages !

Article du numéro 373 - 01 février 2009

Boîte à outils

Concilier sécurité et confort des administrés avec des équipements d'éclairage urbains harmonieux, durables et moins énergivores, c'est possible et surtout nécessaire face aux réalités écologiques, économiques et sociales. 20 à 40% d'économies sont réalisables avec une gestion différente et des investissements de surcroît rentables. Coup d'éclairage sur des initiatives et solutions innovantes.

Envoyer cette page à un ami

Soyez le premier à rédiger un commentaire !

Tous les articles du numéro 373

Télécharger cet article en PDF

Diminuer la consommation énergétique de la Capitale des Alpes, et du même coup faire baisser la facture électrique et les coûts liés à l'entretien, c'est le pari de la direction éclairage de GEG (Gaz Électricité de Grenoble), chargée de l'exploitation, de l'entretien et de la surveillance des 20 000 points lumineux de Grenoble. « Pas une solution unique, souligne Alain Simon, directeur de l'éclairage public, mais un ensemble de systèmes et actions innovants qui ont déjà permis une ­réduc­tion de 10 % de la consommation annuelle de Grenoble, soit 1,5 GWh/an ». Le remplacement des luminaires ­ouverts, équipés de lampes à vapeur de mercure consommant chacune 250 W, par des lampes à décharge (60 W) dans une rue du centre-ville a permis de passer de 25 800 à 5 900 kWh, soit 1 000 tonnes de C02 économisées. « Les collectivités ne doivent pas négliger un diagnostic de leur éclairage public, préalable indispensable avant d'envisager tout ­investissement » conseille Alain Simon.


Économies d'énergies : Paris veut montrer l'exemple

En janvier dernier, la ville de Paris a décidé d'éteindre ses bâtiments municipaux à 22 heures, au lieu de minuit en raison de la vague de grand froid, responsable d'une forte hausse de la consommation d'électricité. Les commerces parisiens ont également été invités à modérer leur consommation d'électricité (enseignes lumineuses, vitrines, illuminations de Noël).


Les collectivités font appel aux LEDs

Blanquefort a installé des candélabres éco-performants avec des lampes blanches au meilleur rendu des couleurs à puissance égale. Des appareillages électroniques régulent la tension et diminuent les vieillissements des équipements. Un pilotage centralisé s'adapte à la luminosité naturelle selon les saisons. De nuit, l'intensité lumineuse est baissée pour réduire la consommation.

Les collectivités comptent aussi beaucoup sur les LEDs couplées avec des technologies solaires ou photovoltaïques. « Leur développement massif permettrait de diviser par 100 la consommation d'électricité » affirme Olivier Haumant, DGA d'Issy-les-Moulineaux où les panneaux de signalisation clignotants sont équipés de LEDs et fonctionnent à l'énergie solaire. Les ronds-points de la ville utilisent aussi un éclairage LEDs, comme prochainement l'éclairage du cimetière.


Grenoble : un éclairage « à la carte »

Alain Simon, Directeur de l'éclairage public de GEG
Tél. : 04 76 84 36 62
Courriel : a.simon@geg.fr

Comment concilier sécurité des piétons et économie d'énergie, pour l'éclairage d'une passerelle de 10 mètres, proche d'une école, très fréquentée à certaines heures et inutilisée à d'autres ? La solution vient du bureau d'étude de Gaz Électricité de Grenoble : profiter de la réfection de l'éclairage public pour équiper la passerelle de deux détecteurs de présence reliés à un boîtier de commande de l'éclairage. Grâce à ces détecteurs, 20 tubes fluorescents adaptés aux variations lumineuses restent en veille la nuit et se mettent automatiquement à pleine puissance à l'arrivée de passants. Coût total de la réalisation : 30 600 euros dont 14 000 euros de luminaires anti-vandalisme, soit un surcoût de 500 euros. Autre innovation : Lumicarte™, système de mesure et de cartographie de l'éclairement des rues sur le principe de la thermographie aérienne. « Notre outil, précise Alain Simon, permet d'établir un diagnostic précis et fiable et de déterminer les chantiers d'éclairage prioritaires d'une commune : les rues dont l'éclairage doit être uniformisé, les carrefours sous-éclairés, les candélabres qui polluent le ciel... ».


Issy-les-Moulineaux : pour un éclairage public moins énergivore

Olivier Haumant
Directeur général adjoint ville d'Issy-les-Moulineaux
Tél. : 01 41 23 80 21

Issy-les-Moulineaux est la première collectivité française à avoir accueilli un prototype de lampadaire éolien 100 % énergie renouvelable. Windela est composé d'un aérogénérateur non polluant et silencieux et utilise 42 LEDs pour une illumination à 3 500 lumens à 5,5 m de haut. Le candélabre est équipé de batteries permettant de stocker 4,5 jours d'énergie ainsi que des cellules photovoltaïques garantissant une nuit d'autonomie supplémentaire. « Ce produit n'est qu'un prototype, donc perfectible et son utilisation reste limitée aux cheminements piétons, reconnaît Olivier Haumant, mais c'est une piste innovante pour économiser l'énergie en la récupérant ou de parvenir à une autonomie totale ». Issy-les-Moulineaux a également installé sur l'axe principal du centre-ville des modèles de candélabres routiers moins énergivores car « équipés d'une nouvelle génération de réflecteurs multicouches. La consommation énergétique d'un candélabre est ainsi passée de 250 à 140 watts » précise Olivier Haumant.


Aix-en-Pce adopte Cirrus, abribus éco-conçu primé au Salon Pollutec 2008

Jean Chorro, vice-président chargé des transports à la CPA,
Henry Hemery, directeur des transports

Profitant de renouvellement du marché de son parc d'abribus non publicitaires en août 2008, la communauté d'agglomération du Pays d'Aix a choisi l'abribus Cirrus. « Ce mobilier urbain correspond au cahier des charges, notamment en matière de développement durable, puisqu'il intègre un système d'éclairage à base de LEDs en lieu et place des tubes fluorescents », indique Jean Chorro, vice-président chargé des transports. L'avantage de ce système est d'obtenir un meilleur niveau d'éclairement associé à une consommation moindre (12 W au lieu de 36 W pour un tube fluo) avec une alimentation basse tension, supprimant tout risque d'électrocution, notamment lorsque l'installation électrique devient accessible suite à des dégradations. Douze abris de ce type ont été installés sur le territoire de la CPA.


Courriel : direction.transport@agglo-paysdaix.fr
Tél. : 04 42 91 49 17