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Rennes en pointe contre l'alcoolisme

Article du numéro 369 - 15 novembre 2008

Expériences

Beaucoup de métropoles sont confrontées à l'alcoolisme des jeunes. Depuis longtemps, Rennes s'est impliquée dans ce dossier. Aujourd'hui, elle continue ses efforts et lutte contre le binge-drinking (ou biture-express) et les comportements à risque sur la voie publique. Communication, actions de terrain, rien n'est laissé au hasard.

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De nouveaux fléaux liés à la consommation d'alcool émergent : quête de l'ivresse, premières expériences de plus en plus précoces, hausse de la consommation régulière... Rennes a été tôt confrontée à ce phénomène : l'espace public devenait un lieu de rendez-vous des jeunes pour faire la fête. Face à cette situation, la ville a d'abord créé pour les jeunes la Nuit des 4 jeudis, conçue sur l'alternance de quatre types de soirées - gratuites et sans alcool - chaque jeudi de la semaine : les nuits Dazibao, les nuits du sport, les nuits découvertes et les nuits bars en scène.


« À ta santé ! »

À l'automne 2007, la ville, en lien avec la préfecture, avait lancé une campagne d'information et de communication sur les conduites ­addictives, intitulée « À ta santé ! ». Il s'agissait d'exprimer une parole ­publique forte et sans complaisance sur ce problème de santé ­publique, et les conséquences des excès d'alcoolisation dans l'espace public. Cette campagne s'inscrivait dans la durée - pluriannuelle - et se déclinait sous des formes très diverses (affiches, documents de sensibilisation, insertions publicitaires, internet), en lien avec le travail réalisé sur le terrain par les associations et les différentes institutions. « Nous avons voulu une communication qui énonce clairement la problématique et sur la forme qui ose et décline le positionnement d'une ville qui innove » confiait récemment Xavier Crouan, directeur de la communication, à propos de cette campagne, ­saluée par de multiples prix.

La ville expérimente, dès le mois prochain, une nouvelle forme de médiation en centre-ville, avec des adultes-relais identifiés dans les rues, les jeudis et vendredis, de 17 heures à 4 heures du matin. Leur présence prendra deux formes : en amont des soirées, de 17 heures à 23 heures environ, temps de dialogue avec les jeunes, et diffusion d'un discours de prévention sur les conduites à risques. Ensuite, jusqu'à 4 heures du matin, une deuxième équipe, plus ­expérimentée, sera là pour veiller aux débordements, en prévenant les situations de crise et les  nuisances. Cette ­expérimentation
d'un an s'appuie sur un budget de 180 000 euros.

Contact : mairie de Rennes
02 23 62 10 10


De Coutances à Abbeville

Bien avant l'interdiction de la vente d'alcool à des mineurs, plusieurs communes avaient anticipé le mouvement : Abbeville (Somme) avait initié une charte signée par les commerçants et cafetiers interdisant de vendre de l'alcool aux moins de dix-huit ans. À Coutances (Manche), les habitants ne peuvent plus consommer d'alcool sur la voie publique... le mercredi. Un arrêté municipal vise à empêcher les pensionnaires des internats de profiter de leurs heures libres pour boire en ville. Des mesures plus drastiques encore au Guilvinec (Finistère) : c'est sept jours sur sept.