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Exercer dans le secteur public des laboratoires de recherches et d'analyses médicales

Article du numéro 73 - 03 novembre 2008

Articles d'actualité

Travail de recherches ou analyses médicales sont les deux domaines de prédilection des laboratoires publics en France. À l'affût de toutes évolutions et avancées technologiques, techniques, médicales..., les métiers qui s'y rapportent, évoluent sans cesse.

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Travail de recherches ou analyses médicales sont les deux domaines de prédilection des laboratoires publics en France. À l’affût de toutes évolutions et avancées technologiques, techniques, médicales…, les métiers qui s’y rapportent, évoluent sans cesse.


Une compétence propre et un rôle imparti à chaque organisme

En France, on distingue deux types de laboratoires :

- les laboratoires dits de recherche : ils rassemblent des moyens humains et matériels destinés à l’étude d’un domaine précis. Ils peuvent être affiliés à une université ou à un organisme de recherche (par exemple, l’Institut national de la recherche agronomique – INRA…) ;

- les laboratoires d’analyses de biologie médicale : lieux où s’opèrent les prélèvements et les analyses des divers fluides biologiques d’origine humaine ou animale dans le but d’aider au diagnostic médical ou de veiller à la santé publique.


Les laboratoires hospitaliers au sein des centres hospitaliers universitaires (CHU) ou des centres hospitaliers régionaux (CHR) participent au diagnostic.

es laboratoires départementaux d’analyses, rattachés au conseil général, ont en charge la surveillance et la lutte des épidémies animales (épizooties) ainsi que des analyses dans le domaine de l’agroalimentaire.


Prélever, analyser, diagnostiquer

Au sein du laboratoire, chacun a un rôle clairement défini. L’ensemble des postes nécessitant des compétences spécifiques, les recrutements s’opèrent le plus souvent sur le statut de non-titulaire. Le passage du concours intervient ensuite, pour pérenniser la situation de l’agent.


Le préleveur
(cat. C) : il a en charge d’effectuer les prélèvements (sang, urine, cellulaire) sur le sujet humain, ou animal s’il exerce dans un laboratoire vétérinaire. Il veille ensuite à leur acheminement au centre d’analyse ainsi qu’à leur conditionnement. Souvent à l’extérieur du laboratoire, il est le premier maillon de la chaîne d’analyse.


Le préparateur ou l’aide de laboratoire (cat. C) met en place les analyses et les milieux de cultures nécessaires en suivant les consignes et les protocoles impartis. Sous la direction du technicien de laboratoire, il veille à ce que tout soit opérationnel et conforme aux normes d’hygiène et de traitement des prélèvements.


Le technicien de laboratoire ou laborantin (cat. B) est « l’acteur clé du labo ». À partir des « échantillons » récoltés, il réalise les analyses biologiques qui vont permettre d’établir un diagnostic et, le cas échéant, préconiser un traitement adapté. Des analyses peuvent lui être demandées également à titre préventif, notamment dans le cadre de la surveillance sanitaire des cheptels et des élevages.


Dans la fonction publique hospitalière, il effectue à partir d’une prescription médicale, des analyses de sang, d’urine ou de tissus qui sont exécutées manuellement ou à l’aide d’appareils électroniques de plus en plus perfectionnés. Les résultats obtenus sont ensuite validés par le médecin ou le pharmacien biologiste, chef de laboratoire.

Dans les laboratoires vétérinaires départementaux, les demandes émergent des éleveurs agricoles et des professionnels de l’agroalimentaire. Elles visent à surveiller l’état de santé des animaux vivants ou destinés à la commercialisation mais également à traiter efficacement en cas d’infection. Les analyses sont portées sur l’étude des parasites, la recherche de virus ou de bactéries… ainsi que comme les sujets humains, l’examen du sang, des urines et des tissus. À noter que selon la taille du laboratoire, le technicien peut endosser la casquette de préparateur d’analyses.


Le responsable de métrologie (cat. B ou A) contrôle l’ensemble des équipements du laboratoire. Indépendant de la chaîne d’analyse, il apporte son aide technique aux agents dans la mise au point et le bon usage du matériel. Relais entre les organismes extérieurs, les prestataires et le directeur de laboratoire, il est le principal correspondant pour la maintenance des appareils. Il veille ainsi au bon fonctionnement et à l’entretien de l’ensemble des outils de mesures ainsi qu’au suivi de toutes les évolutions technologiques.


Le directeur de laboratoire ou biologiste/ médecin/vétérinaire ou ingénieur d’analyses (cat. A) assure la direction administrative, scientifique et technique du laboratoire. Il réalise des analyses dans les domaines des actes médicaux, du contrôle environnemental et sanitaire des milieux, de l’hygiène alimentaire, de la santé animale. Il valide les résultats émis par son équipe et dirige des unités techniques spécialisées.

Le directeur de laboratoire est le garant de la qualité des examens et des analyses réalisés ainsi que du respect des règles d’hygiène et de sécurité. Au quotidien, il a la responsabilité d’animer et de piloter l’ensemble du personnel, de gérer les questions administratives, budgétaires et matérielles. En parallèle, il met en place une veille scientifique et technique afin d’être à l’affût des progrès scientifiques et technologiques.

Le directeur de laboratoire vétérinaire est également l’interlocuteur direct des élus et des dirigeants de la collectivité. Force de conseil, il peut être amené à conduire des expertises pour des commanditaires privés et publics.


Des métiers axés sur la rigueur et la connaissance scientifique

Quel que soit le niveau hiérarchique du fonctionnaire, le travail en laboratoire requiert de la rigueur, de la méthode ainsi que de la précision dans les manipulations. L’esprit de synthèse et la capacité à rendre compte de résultats clairs s’avèrent également notoires, notamment pour les techniciens et directeurs de laboratoires. Être à l’écoute des nouveautés scientifiques, se tenir au courant des avancées technologiques, se former régulièrement… sont des qualités essentielles pour oeuvrer à ce type de métier. En évolution constante, ces postes touchent des domaines qui progressent et innovent constamment. Il faut donc aimer le changement, savoir s’adapter rapidement tout en étant curieux de l’actualité et des progrès en cours.


Pour en savoir plus

- Emploi public : www.emploipublic.fr Rubrique carrière/statut/les métiers de la fonction publique.

- Centre national de la fonction publique territoriale : www.cnfpt.fr Rubrique particulier/découvrir la FPT – répertoire des métiers territoriaux.

- Prépa santé : www.prepasante.com Rubrique infos métiers/technicien d’analyses biomédicales.

- « Les métiers de la biologie et de la biotechnologie », Chloé Leprince, L’Étudiant, 2007.


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