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Article du numéro 23 - 14 octobre 2008
Avec l'opération avortée du badge des athlètes, le prologue parisien des Jeux de Pékin fut une parodie de contestation bâillonnée illico par le CIO qui n'avait manifestement pas la main face au gouvernement chinois. Au demeurant, autoproclamé porte parole de la « révolte », pouvaiton sérieusement penser que David Douillet était en mesure d'incarner la lutte contre l'institution sportive internationale, fusse pour défendre les Droits de l'Homme ? Travaillant de toute évidence d'abord à sa promotion personnelle, il sortit rapidement de son rôle de leader contestataire pour promouvoir celui - autrement plus intéressant pour lui, « d'Olympien français historique » médiatiquement façonné à l'aune d'une volonté constante d'apparaître sur tous les écrans disponibles. Le temps de parole télévisuelle considérable qui lui fut pourtant donné durant les Jeux aurait dû le conduire à poursuivre son action. Vite oubliée derrière le paravent des faux-semblants, la pseudomobilisation de Douillet pour les droits humains donna le ton d'une campagne olympique française qui, du début à la fin, c'est-à-dire du badge à la parade surréaliste des Champs-Élysées, ne fut qu'un simulacre. Tous les articles du numéro 23 |
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